Cette science est la seule de toutes qui soit libre, car seule elle est à elle-même sa propre fin.
- Sur l'axe , exprime sa position :
Les phrases qui capturent une position, dans le texte des philosophes et des courants. Chaque citation renvoie à la position qu'elle exprime ; le cœur la garde dans votre florilège.
Cette science est la seule de toutes qui soit libre, car seule elle est à elle-même sa propre fin.
Dire de ce qui est qu'il n'est pas, ou de ce qui n'est pas qu'il est, c'est le faux ; dire de ce qui est qu'il est, et de ce qui n'est pas qu'il n'est pas, c'est le vrai.
L'ami est un autre soi-même.
L'homme est par nature un animal politique.
La cité est par nature antérieure à l'individu, car le tout est nécessairement antérieur à la partie.
La nature est un principe de mouvement et de changement.
La nature ne fait rien en vain.
La pensée se pense elle-même en saisissant l'intelligible, et son acte de pensée est pensée de la pensée.
La poésie est plus philosophique et plus noble que l'histoire : elle énonce le général, l'histoire le particulier.
La vertu est une disposition à agir de façon délibérée, consistant en une médiété relative à nous, déterminée par la raison comme la déterminerait l'homme prudent.
Le bien de l'homme est une activité de l'âme en accord avec la vertu, et s'il y a plusieurs vertus, en accord avec la meilleure et la plus parfaite.
Tous les hommes désirent naturellement savoir.Métaphysique, A, 1, 980a
Le savoir humain et la puissance humaine coïncident, car ignorer la cause, c'est manquer l'effet.
Notre seul espoir réside dans une véritable induction.
On ne commande à la nature qu'en lui obéissant.
Quatre espèces d'idoles assiègent les esprits humains.
Un peu de philosophie incline l'esprit à l'athéisme, mais la profondeur en philosophie ramène les esprits à la religion.
Il n'y a de liberté qu'engagée, et qui se veut en voulant le dévoilement de l'être à travers un monde.Pour une morale de l'ambiguïté
Il n'y a pas de mort naturelle.Une mort très douce
On ne naît pas femme : on le devient. Aucun destin biologique, psychique, économique ne définit la figure que revêt au sein de la société la femelle humaine.Le Deuxième Sexe, t. II
À quantité de plaisir égale, le pushpin vaut bien la poésie.The Rationale of Reward
L'intérêt de la communauté, qu'est-ce donc ? La somme des intérêts des divers membres qui la composent.Introduction aux principes de la morale et de la législation, ch. I, §4
La nature a placé l'humanité sous l'empire de deux maîtres souverains, la douleur et le plaisir. C'est à eux seuls qu'il appartient de montrer ce que nous devons faire comme de déterminer ce que nous ferons.Introduction aux principes de la morale et de la législation, ch. I, §1
La question n'est pas : peuvent-ils raisonner ? ni : peuvent-ils parler ? mais : peuvent-ils souffrir ?Introduction aux principes de la morale et de la législation, ch. XVII
Les droits naturels, c'est purement et simplement du non-sens : les droits naturels et imprescriptibles, du non-sens sur des échasses.Anarchical Fallacies
Par principe d'utilité on entend ce principe qui approuve ou désapprouve toute action selon la tendance qu'elle semble avoir à augmenter ou à diminuer le bonheur de la partie dont l'intérêt est en jeu.Introduction aux principes de la morale et de la législation, ch. I, §2
Toute peine est en elle-même un mal. Selon le principe d'utilité, si elle doit être admise, ce n'est que dans la mesure où elle promet d'écarter quelque mal plus grand.Introduction aux principes de la morale et de la législation, ch. XIII, §2
Il faut imaginer Sisyphe heureux.
Il s'agit de mourir irréconcilié et non pas de plein gré.
Je me révolte, donc nous sommes.
Je ne sais pas si ce monde a un sens qui le dépasse. Mais je sais que je ne connais pas ce sens et qu'il m'est impossible pour le moment de le connaître.
Tu es cela.Chāndogya Upaniṣad, VI, 8, 7 (tat tvam asi)
Considère quels effets, qui pourraient avoir une portée pratique concevable, nous concevons qu'a l'objet de notre conception. Alors notre conception de ces effets est le tout de notre conception de l'objet.
L'opinion destinée à recevoir à la fin l'accord de tous ceux qui enquêtent, voilà ce que nous entendons par le vrai, et l'objet représenté dans cette opinion est le réel.
Le mot ou le signe que l'homme emploie est l'homme lui-même.Quelques conséquences de quatre incapacités (1868)
Le raisonnement ne devrait pas former une chaîne, plus faible que son maillon le plus faible, mais un câble dont les fibres, si ténues soient-elles, sont nombreuses et intimement liées.Quelques conséquences de quatre incapacités (1868)
Conduis-moi, Zeus, et toi aussi, Destinée, où que vous m'ayez assigné : je vous suivrai sans faillir. Et si je refuse, devenu mauvais, je n'en suivrai pas moins.Cléanthe, cité par Sénèque, Lettres à Lucilius, 107
La perfectibilité de l'homme est réellement indéfinie ; et le progrès de cette perfectibilité n'a d'autre terme que la durée du globe où la nature nous a jetés.Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain (1795)
À soixante-dix ans, je suivais les désirs de mon cœur sans jamais franchir la règle.Entretiens, II.4
Apprendre sans réfléchir est vain ; réfléchir sans apprendre est dangereux.Entretiens, II, 15
Ce que tu ne veux pas qu'on te fasse, ne le fais pas à autrui.Entretiens, XV, 24
Chaque jour je m'examine sur trois points : ai-je été fidèle en agissant pour autrui, sincère envers mes amis, et ai-je pratiqué ce qui m'a été enseigné ?Entretiens, I, 4
Gouvernez le peuple par la vertu, maintenez-le par les rites, et il aura le sentiment de l'honneur et viendra à vous.Entretiens, II, 3
Je transmets et je n'invente pas ; j'aime les Anciens et je leur fais confiance.Entretiens, VII, 1
L'homme de bien recherche en lui-même, l'homme de peu recherche chez les autres.Entretiens (Lunyu), XV, 21
Le droit chemin est là : le père couvre son fils, le fils couvre son père.Entretiens, XIII, 18
Le vouloir-humain est-il donc loin ? Dès que je le veux, le voici.Entretiens, VII.29
Par nature, les hommes sont proches les uns des autres ; par la pratique, ils s'éloignent.Entretiens, XVII, 2
Qui gouverne par la vertu est comparable à l'étoile polaire : elle demeure en place, et toutes les étoiles se tournent vers elle.Entretiens (Lunyu), II, 1
Qui ranime l'ancien pour comprendre le nouveau est digne d'être un maître.Entretiens, II, 11
Se vaincre soi-même et revenir aux rites, voilà l'humanité (ren).Entretiens, XII, 1
Si les noms ne sont pas corrects, le langage n'est pas conforme à la vérité des choses ; alors les affaires ne peuvent réussir.Entretiens, XIII, 3
Un homme sans humanité, qu'a-t-il à faire des rites ? Un homme sans humanité, qu'a-t-il à faire de la musique ?Entretiens, III, 3
Au lieu de cette philosophie spéculative qu'on enseigne dans les écoles, on en peut trouver une pratique […] et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature.Discours de la méthode, VI
J'avais toujours un extrême désir d'apprendre à distinguer le vrai d'avec le faux, pour voir clair en mes actions, et marcher avec assurance en cette vie.Discours de la méthode, I
Je pense, donc je suis.Discours de la méthode, IV
La générosité, qui est comme la clef de toutes les autres vertus.
Tâcher toujours plutôt à me vaincre que la fortune, et à changer mes désirs que l'ordre du monde.Discours de la méthode, III
« Demande-moi ce que tu voudras. » « Ôte-toi de mon soleil. »Diogène Laërce, Vies, VI, 38
Ayant allumé une lanterne en plein jour, il disait : « Je cherche un homme. »Diogène Laërce, Vies, VI, 41
Comme on argumentait qu'il n'y a pas de mouvement, il se leva et se mit à marcher.Diogène Laërce, Vies, VI, 39
On lui demandait d'où il était : « Citoyen du monde », répondit-il.Diogène Laërce, Vies, VI, 63
Je ne suis pas de ceux qui sont nés avec le savoir ; j'aime les anciens et je m'empresse de les y chercher.Entretiens, VII.20
Ce ne sont pas les choses qui troublent les hommes, mais les jugements qu'ils portent sur les choses.
Ce sont les circonstances difficiles qui montrent les hommes.
La matière de l'art de vivre, c'est la vie de chacun.
Ne cherche pas à ce que les choses arrivent comme tu veux, mais veuille que les choses arrivent comme elles arrivent, et ta vie s'écoulera heureuse.
Ne dis jamais que tu es philosophe : sois-le.
Parmi les choses qui existent, les unes dépendent de nous, les autres ne dépendent pas de nous.
De tout ce que la sagesse procure pour le bonheur de la vie entière, de bien loin le plus grand est l'acquisition de l'amitié.
L'être bienheureux et incorruptible n'a pas de soucis lui-même et n'en cause pas à autrui ; il n'est donc accessible ni à la colère ni à la faveur.
La justice naturelle est un pacte d'utilité conclu en vue de ne pas se nuire les uns aux autres et de ne pas en subir de dommage.
La mort n'est rien pour nous ; car lorsque nous sommes, la mort n'est pas là, et lorsque la mort est là, nous ne sommes plus.
Le pain et l'eau procurent le plaisir le plus élevé quand on les porte à des lèvres qui en ont besoin.
Le plaisir est le commencement et la fin de la vie bienheureuse.
Le tout est constitué de corps et de vide.
Parmi les désirs, les uns sont naturels et nécessaires, les autres naturels et non nécessaires, les autres ni naturels ni nécessaires, mais nés d'une opinion vide.
Vaine est la parole du philosophe qui ne soigne aucune souffrance humaine.fragment 221 Usener (Porphyre, Lettre à Marcella, 31)
Vis caché.Fragment 551 Usener (lathe biôsas)
Leur être est d'être perçus ; il n'est pas possible qu'ils aient une existence hors des esprits qui les perçoivent.
L'histoire du monde est le progrès dans la conscience de la liberté.Leçons sur la philosophie de l'histoire, Introduction
La chouette de Minerve ne prend son vol qu'à la tombée de la nuit.Principes de la philosophie du droit, Préface
La philosophie est son temps saisi dans la pensée.
Le beau est l'apparaître sensible de l'Idée.Leçons d'esthétique, Introduction
Le vrai est le tout.
Moi qui est nous, et nous qui est moi.
Tout dépend de ceci : saisir et exprimer le vrai non comme substance, mais tout autant comme sujet.Phénoménologie de l'esprit, Préface
Endure, mon cœur : tu as déjà supporté pire.
Il vit les cités de bien des hommes et connut leur esprit.
Après une répétition de cas semblables, l'esprit est porté par l'habitude, dès l'apparition d'un événement, à en attendre le compagnon ordinaire... C'est donc le sentiment ou l'impression d'où nous tirons l'idée de pouvoir ou de connexion nécessaire.
La beauté n'est pas une qualité des choses mêmes : elle existe seulement dans l'esprit qui les contemple, et chaque esprit perçoit une beauté différente.Essais, « De la norme du goût »
La morale est plus proprement sentie que jugée.
La raison est, et ne doit être, que l'esclave des passions.
Pour ma part, quand je pénètre le plus intimement dans ce que j'appelle moi-même, je tombe toujours sur telle ou telle perception particulière... je ne peux jamais me saisir, moi, en aucun moment sans une perception.
Toutes nos idées ne sont que des copies de nos impressions, ou, en d'autres termes, il nous est impossible de penser quoi que ce soit que nous n'ayons pas auparavant senti.
Un homme sage proportionne donc sa croyance à l'évidence.
Le vêtement d'idées des sciences mathématiques fait prendre pour l'être vrai ce qui n'est qu'une méthode.La Crise des sciences européennes, §9
Nous voulons revenir aux choses mêmes.
Le vrai, pour le dire très brièvement, n'est que ce qui nous réussit dans l'ordre de la pensée.Le Pragmatisme, leçon VI
Ne vous fiez pas à l'ouï-dire ni à la tradition, mais quand vous savez par vous-mêmes : ceci est salutaire, alors adoptez-le.Kalama Sutta
Agis uniquement d'après la maxime grâce à laquelle tu peux vouloir en même temps qu'elle devienne une loi universelle.
Des pensées sans contenu sont vides, des intuitions sans concepts sont aveugles.
Deux choses remplissent le cœur d'une admiration toujours nouvelle, le ciel étoilé au-dessus de moi et la loi morale en moi.
Est beau ce qui plaît universellement sans concept.
Il n'est rien, nulle part dans le monde et même hors du monde, qu'il soit possible de penser comme bon sans restriction, si ce n'est seulement une volonté bonne.
J'ai donc dû abolir le savoir afin d'obtenir une place pour la foi.
Je l'avoue franchement, c'est l'objection de David Hume qui, voici bien des années, interrompit mon sommeil dogmatique.Prolégomènes, Préface
Raisonnez tant que vous voudrez et sur tout ce que vous voudrez, mais obéissez !Réponse à la question : Qu'est-ce que les Lumières ?
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement : telle est la devise des Lumières.Réponse à la question : Qu'est-ce que les Lumières ?
Gouverner un grand royaume, c'est comme faire frire un petit poisson.
L'homme prend modèle sur la terre, la terre sur le ciel, le ciel sur le Dao, et le Dao sur lui-même.
Le Dao est constamment non-agissant, et pourtant rien n'est laissé inaccompli.
Le Dao qu'on peut nommer n'est pas le Dao constant.
Plus il y a d'outils habiles, plus l'État sombre dans le désordre.
Plus il y a de lois et d'édits, plus se multiplient les voleurs et les brigands.
Rien au monde n'est plus souple et plus faible que l'eau ; pourtant, pour attaquer ce qui est dur et fort, rien ne la surpasse.
Ces deux extrêmes, moines, ne doivent pas être suivis par celui qui a quitté la vie de famille : la poursuite des plaisirs des sens, et la poursuite de la mortification.Dhammacakkappavattana Sutta (Saṃyutta Nikāya 56.11)
Comme une mère protège son unique enfant au péril de sa propre vie, qu'on cultive un cœur sans limites envers tous les êtres.Karaṇīya Mettā Sutta (Sutta Nipāta 1.8)
La forme est non-soi, la sensation est non-soi, la perception est non-soi, les formations sont non-soi, la conscience est non-soi.Anattalakkhaṇa Sutta (Saṃyutta Nikāya 22.59)
Tous tremblent devant le bâton, tous craignent la mort. Se mettant à la place des autres, qu'on ne tue ni ne fasse tuer.Dhammapada, X, 129
Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées : c'est fondé sur nos pensées, c'est fait de nos pensées.Dhammapada, I, 1
Voici la noble vérité sur l'origine de la souffrance : c'est cette soif qui produit le renouvellement de l'existence.Dhammacakkappavattana Sutta (Saṃyutta Nikāya 56.11)
Dans toute proposition affirmative véritable, le prédicat est contenu dans le sujet : praedicatum inest subjecto.Discours de métaphysique, §8 ; Generales inquisitiones
Il s'ensuit de la suprême perfection de Dieu qu'en produisant l'univers il a choisi le meilleur plan possible.Monadologie, §55 ; Théodicée
Les monades n'ont point de fenêtres par lesquelles quelque chose y puisse entrer ou sortir.Monadologie, §7
Les raisons inclinent sans nécessiter.Essais de théodicée
Quand surgira une controverse, il n'y aura pas plus besoin de discuter entre deux philosophes qu'entre deux comptables. Il leur suffira de prendre la plume, de s'asseoir et de se dire : calculons.De l'art combinatoire / Lettres
Rien n'est dans l'entendement qui n'ait d'abord été dans les sens, sinon l'entendement lui-même.Nouveaux essais sur l'entendement humain, II, 1
Supposant qu'il y eût une machine dont la structure fît penser... on n'y trouverait que des pièces qui se poussent les unes les autres, et jamais de quoi expliquer une perception.Monadologie, §17
Des hommes que nous rencontrons, neuf sur dix sont ce qu'ils sont, bons ou mauvais, utiles ou non, par leur éducation.
Étant tous égaux et indépendants, nul ne doit nuire à un autre dans sa vie, sa santé, sa liberté ou ses biens.Second traité du gouvernement, §6
L'identité personnelle s'étend aussi loin que la conscience peut remonter sur une action ou une pensée passée.
Le degré de notre assentiment doit être réglé sur les fondements de probabilité de la chose.
Le travail de son corps et l'ouvrage de ses mains sont proprement à lui : ce qu'il a tiré de l'état où la nature l'avait laissé, il y a joint son travail, et y a ajouté quelque chose qui est à lui.
Supposons donc que l'esprit soit, comme on dit, un papier blanc, vide de tout caractère, sans aucune idée : comment vient-il à en être pourvu ? ... À cela je réponds d'un seul mot : par l'expérience.
D'où vient cette volonté arrachée aux destins, par quoi nous allons où chacun se porte ? La déclinaison rompt les lois du destin.
La mort n'est donc rien pour nous et ne nous touche en rien, puisque la nature de l'âme est tenue pour mortelle.
La nature ne réclame pour elle rien d'autre que ceci : que la douleur soit écartée du corps, et que l'esprit jouisse d'un sentiment agréable, libre de soin et de crainte.
Rien dans le corps ne fut produit afin que nous puissions en user : c'est ce qui est né qui crée l'usage.
Rien ne se crée jamais de rien par une volonté divine.
Tant la religion put conseiller de crimes.
La philosophie est une lutte contre l'ensorcellement de notre entendement par les moyens de notre langage.Wittgenstein, Recherches philosophiques, § 109
Ce dont on ne peut parler, il faut le taire.
Le sens d'un mot est son usage dans la langue.
Les questions que nous posons et nos doutes reposent sur ce que certaines propositions sont soustraites au doute, comme les gonds sur lesquels ceux-là tournent.De la certitude, §341 (notes posthumes)
Quel est ton but en philosophie ? Montrer à la mouche l'issue hors du piège à mouches.
Chacun voit ce que tu parais, mais peu sentent ce que tu es.
Il faut donc être renard pour connaître les pièges, et lion pour effrayer les loups.
Il m'a paru plus convenable de suivre la vérité effective de la chose que sa représentation imaginaire. Beaucoup ont imaginé des républiques et des principautés qu'on n'a jamais vues ni connues comme existant en réalité.
Je juge qu'il peut être vrai que la fortune soit l'arbitre de la moitié de nos actions, mais qu'elle nous en laisse gouverner l'autre moitié, ou presque.
Ce que je suis, ce n'est qu'un peu de chair, un peu de souffle, et le principe directeur.
Ce qui fait obstacle à l'action sert l'action, et ce qui barre la route devient la route.
Ce qui n'est pas utile à l'essaim n'est pas utile non plus à l'abeille.
Dès le matin, dis-toi par avance : je rencontrerai un indiscret, un ingrat, un insolent ; mais aucun ne peut m'enchaîner au mal, ni m'irriter contre un parent.
Ma cité et ma patrie, en tant qu'Antonin, c'est Rome ; en tant qu'homme, c'est le monde.
Ne dissertons plus sur ce que doit être l'homme de bien : soyons-le.
On cherche des retraites à la campagne, au bord de la mer, dans les montagnes ; mais nulle part l'homme ne se retire dans plus de calme que dans sa propre âme.
Personne ne perd d'autre vie que celle qu'il vit, ni n'en vit d'autre que celle qu'il perd.
Quitte la vie comme l'olive mûre qui tombe, bénissant la nature qui l'a produite et reconnaissante envers l'arbre qui l'a portée.
Tout ce qui s'accorde avec toi, ô Univers, s'accorde avec moi : rien de ce qui vient à temps pour toi n'est pour moi trop tôt ni trop tard.
C'est dans la pratique que l'homme doit prouver la vérité, c'est-à-dire la réalité et la puissance, l'en-deçà de sa pensée.Thèses sur Feuerbach, II
Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur être ; c'est inversement leur être social qui détermine leur conscience.Préface à la Critique de l'économie politique, 1859
De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins.Critique du programme de Gotha
L'essence humaine n'est pas une abstraction inhérente à l'individu isolé. Dans sa réalité, elle est l'ensemble des rapports sociaux.Thèses sur Feuerbach, VI
L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes.Manifeste du Parti communiste, 1848
La bourgeoisie a noyé les frissons sacrés de l'extase religieuse, de l'enthousiasme chevaleresque et de la sentimentalité petite-bourgeoise dans les eaux glacées du calcul égoïste.Manifeste du Parti communiste, 1848
La religion est le soupir de la créature accablée, l'âme d'un monde sans cœur, l'esprit d'une époque sans esprit. Elle est l'opium du peuple.Critique de la philosophie du droit de Hegel, 1844
La révolution sociale du XIXe siècle ne peut tirer sa poésie du passé, mais seulement de l'avenir.Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, 1852
La violence est l'accoucheuse de toute vieille société grosse d'une société nouvelle.Le Capital, livre I, chap. XXXI
Le communisme n'est pas pour nous un état qui doit être créé, un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel.L'Idéologie allemande, 1846
Le pouvoir politique moderne n'est que le comité qui gère les affaires communes de la classe bourgeoise tout entière.Manifeste du Parti communiste, 1848
Le travailleur ne s'affirme donc pas dans son travail, mais s'y nie ; ne s'y sent pas à l'aise, mais malheureux.Manuscrits de 1844
Les hommes font leur propre histoire, mais ils ne la font pas arbitrairement, dans des conditions choisies par eux, mais dans des conditions directement données et héritées du passé.Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte
Les pensées de la classe dominante sont aussi, à toutes les époques, les pensées dominantes.L'Idéologie allemande
Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de diverses manières ; ce qui importe, c'est de le transformer.Thèses sur Feuerbach, XI (1845)
Les prolétaires n'ont rien à y perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à y gagner.Manifeste du Parti communiste, 1848
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !Manifeste du Parti communiste, 1848
L'histoire de toute société jusqu'à nos jours est l'histoire de luttes de classes.Manifeste du Parti communiste
Nous ne tolérerons plus la tyrannie du vieillissement et de la mort.« Lettre à Dame Nature » (1999)
C'est la foi seule qui embrasse vivement et certainement les hauts mystères de notre religion.Essais, II, 12, « Apologie de Raimond Sebond »
Chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage.Essais, I, 31, « Des cannibales »
Je ne peins pas l'être. Je peins le passage.Essais, III, 2, « Du repentir »
Je suis moi-même la matière de mon livre.Essais, « Au lecteur »
Les lois se maintiennent en crédit, non parce qu'elles sont justes, mais parce qu'elles sont lois.Essais, III, 13, « De l'expérience »
Notre grand et glorieux chef-d'œuvre, c'est vivre à propos.Essais, III, 13, « De l'expérience »
Nous ne sommes jamais chez nous, nous sommes toujours au-delà.Essais, I, 3, « Nos affections s'emportent au-delà de nous »
Parce que c'était lui, parce que c'était moi.Essais, I, 28 (« De l'amitié »)
Que sais-je ?Essais, II, 12, « Apologie de Raimond Sebond »
Ô que c'est un doux et mol chevet, et sain, que l'ignorance et l'incuriosité, à reposer une tête bien faite !Essais, III, 13 (De l'expérience)
Chacun doit compter pour un, et nul pour plus d'un.L'Utilitarisme, chap. V
Il vaut mieux être un être humain insatisfait qu'un porc satisfait ; il vaut mieux être Socrate insatisfait qu'un imbécile satisfait.L'Utilitarisme, ch. 2
La nature humaine n'est pas une machine que l'on construit sur un modèle, mais un arbre qui doit croître et se développer de tous côtés.De la liberté, ch. 3
Le seul objet qui autorise les hommes, individuellement ou collectivement, à troubler la liberté d'action de quiconque, est la protection de soi-même.De la liberté, ch. 1
Les actions sont bonnes dans la mesure où elles tendent à promouvoir le bonheur, et mauvaises dans la mesure où elles tendent à produire le contraire du bonheur.L'Utilitarisme, ch. 2
Réduire au silence une opinion, c'est voler l'humanité ; ceux qui dissentent plus encore que ceux qui la partagent.De la liberté, ch. 2
Il n'y a aucune différence entre le saṃsāra et le nirvāṇa ; il n'y a aucune différence entre le nirvāṇa et le saṃsāra.Mūlamadhyamakakārikā, XXV, 19
Jamais et nulle part rien n'existe qui soit né de soi, d'autre, des deux, ou sans cause.Mūlamadhyamakakārikā, I, 1
L'enseignement du Dharma par les bouddhas repose sur deux vérités : la vérité d'enveloppement mondain et la vérité au sens ultime. Sans s'appuyer sur le conventionnel, l'ultime n'est pas enseigné ; sans atteindre l'ultime, le nirvāṇa n'est pas obtenu.Mūlamadhyamakakārikā, XXIV, 8-10
Que la nature propre puisse être produite par des causes et des conditions, cela n'a pas de sens : produite par des causes et des conditions, la nature propre serait fabriquée.Mūlamadhyamakakārikā, XV, 1-2
Ce n'est qu'en tant que phénomène esthétique que l'existence et le monde apparaissent comme justifiés à jamais.La Naissance de la tragédie, §5
Ce qui ne me fait pas mourir me rend plus fort.
Deviens ce que tu es.Le Gai Savoir, §270 ; Ecce Homo, sous-titre
Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c'est nous qui l'avons tué !Le Gai Savoir, §125
Il n'existe qu'une vision perspective, qu'un connaître perspectif.
Il n'y a pas de faits, seulement des interprétations.Fragments posthumes, automne 1885-1886, 7[60]
Il n'y a pas de phénomènes moraux, seulement une interprétation morale des phénomènes.
L'homme est quelque chose qui doit être surmonté.
L'homme ne tend pas au bonheur : seul l'Anglais le fait.
Ma formule pour la grandeur de l'homme est amor fati : ne rien vouloir d'autre que ce qui est, ni en avant, ni en arrière, ni dans toute l'éternité.
Nous avons l'art pour ne pas périr de la vérité.Fragments posthumes, printemps 1888, 16 [40]
Le chemin mystérieux va vers l'intérieur. C'est en nous, ou nulle part, qu'est l'éternité avec ses mondes, le passé et l'avenir.Pollen
Cette demeure, c'est la prison ; la lumière du feu qui s'y trouve, c'est le soleil ; et la montée vers le haut, c'est l'ascension de l'âme vers le lieu intelligible.
Ceux qui s'attachent droitement à la philosophie s'exercent à mourir.
Chercher et apprendre ne sont donc, au total, que réminiscence.
De telles personnes ne tiendraient-elles pas pour la réalité rien d'autre que les ombres des objets fabriqués ?
La nature démontre qu'il est juste que celui qui vaut mieux ait plus que celui qui vaut moins, et le plus fort que le plus faible.
Le Bien n'est pas l'être, mais il est encore au-dessus et au-delà de l'être, le surpassant en dignité et en puissance.
Qu'est-ce qui est toujours, sans jamais devenir, et qu'est-ce qui devient toujours, sans être jamais ?
Une beauté qui d'abord existe éternellement, qui n'est sujette ni à naître ni à périr, ni à croître ni à décroître ; qui de plus n'est point belle en telle partie et laide en telle autre.
Il n'est aucune des choses dont il est le principe ; il est tel pourtant que, sans qu'on en puisse rien affirmer, ni le nom, ni la raison, nous pouvons cependant dire quelque chose à son sujet.
Rentre en toi-même et regarde : si tu ne te vois pas encore beau, fais comme le sculpteur d'une statue qui doit devenir belle.
Telle est la vie des dieux et des hommes divins et bienheureux : un détachement de tout ce qui est ici-bas, la fuite du seul vers le Seul.
Les choses ne sont pas plus ceci que cela, ni les deux à la fois, ni ni l'un ni l'autre.Aristoclès, cité par Eusèbe, Préparation évangélique, XIV, 18
À l'instant qu'un peuple se donne des représentants, il n'est plus libre ; il n'est plus.Du contrat social, III, 15
Conscience ! conscience ! instinct divin, immortelle et céleste voix.Émile, Profession de foi du vicaire savoyard
L'homme est né libre, et partout il est dans les fers.Du contrat social (1762), I, 1
L'impulsion du seul appétit est esclavage, et l'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté.Du contrat social, I, 8
Malheur à qui n'a plus rien à désirer ! il perd pour ainsi dire tout ce qu'il possède.Julie ou la Nouvelle Héloïse, VI
Nos âmes se sont corrompues à mesure que nos sciences et nos arts se sont avancés à la perfection.Discours sur les sciences et les arts (1750)
Que nul citoyen ne soit assez opulent pour en pouvoir acheter un autre, et nul assez pauvre pour être contraint de se vendre.Du contrat social, II, 11
Tout est bien sortant des mains de l'Auteur des choses, tout dégénère entre les mains de l'homme.Émile, livre I
Trouver une forme d'association par laquelle chacun, s'unissant à tous, n'obéisse pourtant qu'à lui-même et reste aussi libre qu'auparavant.Du contrat social, I, 6
Tout ce qui est sujet à l'apparition est sujet à la cessation.SN 56.11, Dhammacakkappavattana Sutta
Il n'est jamais né et jamais ne meurt ; non engendré, permanent, éternel, il n'est pas tué quand le corps est tué.Bhagavad Gītā, II, 20, commentée par Śaṅkara
Le brahman est réel, le monde est apparence, et le soi n'est rien d'autre que le brahman.formule attribuée à Śaṅkara (Brahmajñānāvalīmālā)
Il ne peut y avoir de vérité autre, au point de départ, que celle-ci : je pense, donc je suis, c'est là la vérité absolue de la conscience s'atteignant elle-même.L'existentialisme est un humanisme
Je ne puis prendre ma liberté pour but que si je prends également celle des autres pour but.L'existentialisme est un humanisme
L'existentialisme n'est pas autre chose qu'un effort pour tirer toutes les conséquences d'une position athée cohérente.L'existentialisme est un humanisme
L'homme est condamné à être libre. Condamné, parce qu'il ne s'est pas créé lui-même, et par ailleurs cependant libre, parce qu'une fois jeté dans le monde, il est responsable de tout ce qu'il fait.L'existentialisme est un humanisme
L'homme est une passion inutile.L'Être et le Néant, conclusion
L'homme existe d'abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu'il se définit après. L'homme, tel que le conçoit l'existentialiste, s'il n'est pas définissable, c'est qu'il n'est d'abord rien. Il ne sera qu'ensuite, et il sera tel qu'il se sera fait.L'existentialisme est un humanisme
L'homme n'est rien d'autre que la série de ses actes, il n'est rien d'autre que sa vie.L'existentialisme est un humanisme
La conscience est un être pour lequel il est dans son être question de son être en tant que cet être implique un être autre que lui : elle n'est jamais ce qu'elle est et est ce qu'elle n'est pas.L'Être et le Néant, Introduction
Quand nous disons que l'homme se choisit, nous entendons que chacun d'entre nous se choisit, mais par là nous voulons dire aussi qu'en se choisissant il choisit tous les hommes.L'existentialisme est un humanisme
Quoi qu'il en soit des choses que je veux, il y aura toujours cette possibilité que les choses se produisent autrement que je ne veux : il faut agir sans espoir.L'existentialisme est un humanisme
Ainsi la vie oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l'ennui.
Cette compassion seule est le fondement effectif de toute justice libre et de toute charité véritable.
Il n'est pas plus nécessaire que le saint soit un philosophe qu'il n'est nécessaire que le philosophe soit un saint ; de même qu'il n'est pas nécessaire qu'un homme parfaitement beau soit un grand sculpteur, ni qu'un grand sculpteur soit lui-même un bel homme.
L'acte de volonté et le mouvement du corps ne sont pas deux états objectivement connus reliés par la causalité : ils sont une seule et même chose.
L'homme est au fond un animal sauvage et effroyable.
L'optimisme, quand il n'est pas le bavardage inconsidéré de ceux qui n'abritent que des mots sous leurs fronts plats, m'apparaît comme une manière de penser non seulement absurde, mais vraiment infâme : une amère dérision des souffrances innommables de l'humanité.
La compassion pour les animaux est si étroitement liée à la bonté du caractère qu'on peut affirmer avec assurance que qui est cruel envers les animaux ne saurait être un homme bon.
La philosophie ne peut jamais faire davantage qu'interpréter et expliquer ce qui existe.
La plus piètre des fiertés est la fierté nationale.
Le monde est ma représentation.
Pardonner et oublier, c'est jeter par la fenêtre de précieuses expériences qu'on a chèrement acquises.
Pour tous ceux qui sont encore pénétrés du vouloir, ce qui reste après sa suppression complète n'est assurément rien. Mais à l'inverse, pour ceux en qui le vouloir s'est retourné et nié, c'est notre monde si réel, avec tous ses soleils et toutes ses voies lactées, qui est le néant.
Toute inclination amoureuse, si éthérée qu'elle veuille paraître, plonge ses racines dans l'instinct sexuel seul.
Tu peux faire ce que tu veux ; mais, à tel moment donné de ta vie, tu ne peux vouloir qu'une chose déterminée, et absolument rien d'autre que cette chose.
Ce n'est pas l'homme qui a peu qui est pauvre, mais celui qui désire davantage.
Ce n'est pas que nous ayons peu de temps, c'est que nous en perdons beaucoup.
Celui qui a appris à mourir a désappris à servir.
Cesse d'espérer et tu cesseras de craindre... ces deux affects marchent du même pas : l'inquiétude suit l'espérance.
Chaque jour je plaide ma cause devant moi-même... Quel défaut as-tu guéri aujourd'hui ?
Il est plus aisé d'écarter les passions dangereuses que de les régler.
Le créateur et maître de toutes choses a lui-même écrit les destins, mais il les suit : il a commandé une fois, il obéit toujours.
Le malheur est l'occasion de la vertu.
Le souverain bien est une âme qui méprise les choses du hasard et se réjouit de la vertu.De la vie heureuse, IV
Les destins conduisent celui qui consent et traînent celui qui résiste.
Nous sommes membres d'un grand corps... la nature nous a faits parents, nous engendrant des mêmes principes et pour les mêmes fins.
Nul homme sensé ne punit parce qu'on a péché, mais afin qu'on ne pèche plus.
Toutes les pertes du sage sont sans dommage, car il porte tout son bien en lui-même.De la constance du sage, V
Un esprit sacré réside en nous, observateur et gardien de nos biens et de nos maux.
Veux-tu l'appeler destin ? tu ne te tromperas pas. Veux-tu l'appeler providence ? tu parleras juste. Veux-tu l'appeler nature ? tu ne pécheras pas.Questions naturelles, II, 45
À tout argument s'oppose un argument égal.
La tranquillité suivit la suspension du jugement comme l'ombre suit le corps.
Ce n'est pas des richesses que naît la vertu, mais c'est de la vertu que viennent aux hommes les richesses et tous les autres biens.Platon, Apologie, 30b
Ce que je ne sais pas, je ne pense pas non plus le savoir.Platon, Apologie, 21d
Craindre la mort n'est rien d'autre que se croire savant sans l'être, c'est croire savoir ce qu'on ne sait pas.Platon, Apologie, 29a
On peut me tuer, me bannir, me priver de mes droits : Anytos et Mélétos le peuvent, mais me nuire, non.Platon, Apologie, 30c-d
Une vie sans examen ne vaut pas la peine d'être vécue.Platon, Apologie de Socrate, 38a
Ce genre de connaissance procède de l'idée adéquate de l'essence formelle de certains attributs de Dieu à la connaissance adéquate de l'essence des choses.
J'ai pris grand soin de ne pas tourner en dérision les actions humaines, de ne pas les déplorer, de ne pas les détester, mais de les comprendre.
Je traiterai des actions et des appétits humains comme s'il était question de lignes, de plans et de corps.
L'ordre et la connexion des idées sont les mêmes que l'ordre et la connexion des choses.
La béatitude n'est pas le prix de la vertu, mais la vertu même.
Le désir est l'essence même de l'homme, en tant qu'on la conçoit comme déterminée à faire quelque chose par une affection donnée d'elle-même.
Qui aime Dieu ne peut faire effort pour que Dieu l'aime en retour.
Tout ce qui est, est en Dieu, et rien ne peut sans Dieu être ni être conçu.
Une pierre reçoit d'une cause extérieure qui la pousse une certaine quantité de mouvement... Concevez maintenant que cette pierre, tandis qu'elle continue de se mouvoir, pense et sache qu'elle fait effort, autant qu'elle peut, pour se mouvoir. Cette pierre, assurément, puisqu'elle n'a conscience que de son effort, croira être tout à fait libre.Lettre 58 à Schuller
Il n'y a rien dans l'intellect qui n'ait d'abord été dans les sens.Questions disputées sur la vérité, q. 2, a. 3, arg. 19
La béatitude ultime et parfaite ne peut être que dans la vision de l'essence divine.
La charité est une certaine amitié de l'homme avec Dieu.
La vérité est l'adéquation de la chose et de l'intellect.Questions disputées sur la vérité, q. 1, a. 1
Pour qu'une guerre soit juste, trois conditions sont requises : l'autorité du prince, une cause juste, une intention droite.
Tout ce qui est mû est mû par un autre ; il faut donc en venir à un premier moteur qui ne soit mû par rien, et c'est lui que tous appellent Dieu.
Comment saurais-je que ce que j'appelle savoir n'est pas de l'ignorance, et que ce que j'appelle ignorance n'est pas du savoir ?ch. 2 (Discours sur l'égalité des choses)
Il n'est aucun lieu où le dao ne soit.ch. 22
Je ne regarde plus avec les yeux mais avec l'esprit, et la lame suit d'elle-même les interstices naturels.ch. 3 (Principe vital)
La nasse sert à prendre le poisson : le poisson pris, on oublie la nasse. Les mots servent à saisir l'idée : l'idée saisie, on oublie les mots.ch. 26
La vie et la mort se suivent comme le jour et la nuit. Pourquoi m'en affliger ?ch. 18 (Parfaite joie)
Le sage parfait emploie son cœur comme un miroir : il ne va au-devant de rien et n'accueille rien, il répond et ne retient pas.ch. 7
Qui se sert de machines fait toutes choses machinalement ; qui fait les choses machinalement acquiert un cœur de machine.ch. 12
Vois comme les poissons sortent et folâtrent à leur aise : voilà le bonheur des poissons !ch. 17 (Les crues d'automne)