Philosophes

Alan Turing

Il juge la question « une machine peut-elle penser ? » trop mal posée pour être discutée et la remplace par une épreuve : si la conversation ne permet plus de distinguer la machine de l'humain, lui refuser le mot n'est plus qu'un préjugé.

Britannique · 1912 – 1954

Mathématicien et logicien britannique, l'un des fondateurs de l'informatique : pour dépasser la question « une machine peut-elle penser ? », jugée trop vague, il propose une épreuve, le jeu de l'imitation, où compte non la nature de la machine mais sa capacité à se faire prendre pour un esprit.

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Rapport au mondePeu importe le support1SUR 80 AXES1% couvert
rayon ∝ engagement○ bord = non couvert
Rapport au vraiCe que l'on peut connaître0/0 positionnés
aucune position enregistrée
Rapport à soiQui je suis, comment vivre0/0 positionnés
aucune position enregistrée
Rapport aux autresCe que nous nous devons0/0 positionnés
aucune position enregistrée
Rapport au mondeCe qu'il y a1/1 positionnés
Majeur
−1.0
Pas par simple programme
Justification

Turing juge la question « une machine peut-elle penser ? » trop dépendante de l'usage des mots pour être tranchée, et la remplace par une épreuve, le : un interrogateur dialogue à l'aveugle avec un humain et une machine ; s'il ne parvient plus à les distinguer, il n'y a plus de raison de refuser à l'une ce qu'on accorde à l'autre. À l'objection qu'il manquerait toujours à la machine la conscience de ce qu'elle dit, il répond que la pousser mène au solipsisme : je ne sais qu'autrui pense que par son comportement, et refuser cette même preuve aux seules machines est arbitraire. Le support importe donc peu, une machine universelle pouvant simuler n'importe quelle machine à états discrets.

La question initiale, « les machines peuvent-elles penser ? », me paraît trop dénuée de sens pour mériter qu'on en discute.« Computing Machinery and Intelligence », Mind (1950)

« Computing Machinery and Intelligence », Mind (1950)