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Rapport à soi· Identité et liberté

Essentialisme

Axe: Essence et existenceAvons-nous une nature qui nous précède, ou devenons-nous ce que nous choisissons d'être ?

Chaque être a une essence qui précède et définit son existence : il y a une nature humaine, avec ses fins propres. Bien vivre, c'est accomplir ce que cette nature appelle, comme la graine accomplit la plante.

Qui défend cette position

Courants 11

Platonismeexplicite

Le primat de l'essence découle de la séparation des Idées : si la Forme existe en soi, hors du temps et des choses, alors le « ce que c'est » précède en droit toute existence singulière, qui se borne à l'imiter. Une chose n'est ce qu'elle est que par participation (methexis, le rapport par lequel le sensible tient son être de l'intelligible) à un modèle qu'elle ne fonde pas et ne modifie pas. L'essence n'est donc ni abstraite des cas par l'esprit, ni postérieure aux individus : elle est antérieure et causale. C'est l'essentialisme à sa source, dont l'existentialisme renversera plus tard l'ordre.

Platon, République, livres VI-VII · Platon, Phédon, 100b-102a

Aristotélismeexplicite

Le savoir vise l'universel et le stable : il y a donc bien des essences, ce par quoi une chose est ce qu'elle est, distinct de ses traits accidentels. Mais loger ces essences dans un monde séparé, comme les Idées de , redouble inutilement le réel et n'explique ni comment l'Idée fait être la chose ni où elle réside. Aristote ramène donc la dans la substance individuelle : elle n'existe que à ce cheval, à cet homme. L'essentialisme est ainsi maintenu sans dualisme des mondes, ce qui fonde la connaissance du sensible au lieu de l'en détourner.

Aristote, Métaphysique, Z (livre VII) · Thomas d'Aquin, De l'être et de l'essence

Stoïcismeexplicite

Le stoïcisme assigne à l'homme une nature déterminée, la raison, fragment du logos qui ordonne le cosmos ; le telos même se formule comme vivre conformément à la nature. La vie bonne n'est pas auto-invention mais accomplissement de cette essence rationnelle, commune à tous les hommes.

Diogène Laërce, Vies, VII · Cicéron, Des fins, III

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Vedānta (Advaita)inférable

L'identité de chacun n'est pas à construire par ses choix : elle est une essence donnée et éternelle, le , qui précède toute existence et toute action. L'itinéraire spirituel ne crée rien, il dévoile ce qui est déjà : devenir soi, c'est reconnaître l'essence intemporelle que l'avidyā (ignorance) masquait. C'est un essentialisme radical.

Bṛhadāraṇyaka Upaniṣad, IV · Śaṅkara, Commentaire des Brahma-Sūtra (Brahma-Sūtra-Bhāṣya)

Rationalismeinférable

La déduction a besoin de prémisses : pour démontrer les propriétés d'une chose, il faut partir d'une définition de son essence, et cette essence doit être saisissable par le seul entendement, sans recours à l'expérience. D'où l'essentialisme de l'école : les choses ont des essences intelligibles et définissables que la raison atteint a priori. déduit ainsi toutes les propriétés de la substance de sa seule définition, et saisit l'essence de la matière comme pure étendue, par l'analyse du morceau de cire plutôt que par les sens. C'est l'inverse exact de l', pour qui aucune essence ne précède l'observation des cas particuliers.

Spinoza, Éthique, I, définitions et premières propositions · Descartes, Principes de la philosophie, partie I

Cynismeinférable

Le cynisme mesure la vie à la nature (physis) contre la convention (nomos) : il existe une condition humaine naturelle, autosuffisante et sans honte comme celle des animaux, que la civilisation a recouverte et qu'il faut retrouver. La nature est la norme, non une identité à inventer.

Diogène Laërce, Vies, VI

Épicurismeinférable

L'épicurisme fonde l'éthique sur une nature donnée : tout vivant, dès la naissance, recherche le plaisir et fuit la douleur, et c'est cette constitution naturelle qui révèle la fin de l'homme. Bien vivre, c'est suivre la nature bien comprise, non se redéfinir librement.

Épicure, Lettre à Ménécée · Lucrèce, De la nature

Taoïsmeinférable

Le taoïsme tient que chaque être a sa nature spontanée (ziran), reçue du Tao, et s'épanouit en la suivant plutôt qu'en se façonnant. Le sage revient au bloc non taillé (pu), la simplicité originelle, contre les distorsions de l'artifice et de la convention : préserver une nature donnée, non en créer une.

Laozi, Dao De Jing, ch. 28 et 19 · Zhuangzi

Les Lumièresinférable

Le projet d'une science de l'homme suppose une nature humaine universelle et stable : sous la diversité des mœurs, partout les mêmes facultés, les mêmes passions, la même raison. C'est cette identité de fond qui rend possibles des droits valables pour tous et une morale qui ne soit pas le simple reflet des coutumes locales. L'essentialisme reste pourtant modéré : la nature humaine est une, mais ses facultés sont en germe et se développent par l'éducation, de sorte que l'homme est moins une essence figée qu'une capacité à se former.

Hume, Enquête sur l'entendement humain, sect. VIII · Diderot, article « Homme » de l'Encyclopédie

Utilitarismeinférable

L'utilitarisme prend pour donnée une nature humaine hédonique, régie par le plaisir et la peine, socle universel du calcul des utilités. Cette psychologie commune fonde la science morale, même si Mill y greffe l'exigence d'individualité et de développement de soi, ce qui tempère l'essentialisme de Bentham.

Bentham, Principes de la morale et de la législation, I · Mill, L'Utilitarisme

Confucianismeinférable

Le confucianisme suppose une nature humaine commune, tenue pour bonne dans son orthodoxie (les quatre germes de Mencius), mais qui ne s'accomplit que par une longue culture de soi, l'étude et les rites. Essentialisme modéré, donc : une essence donnée, dont la réalisation dépend pourtant tout entière de la formation.

Mencius, II A et VI A · Entretiens, XVII.2

Philosophes 21

Platonexplicite

Platon est l'une des sources majeures de l'essentialisme : chaque chose sensible n'est ce qu'elle est qu'en participant à une Forme intelligible, éternelle et immuable, qui constitue son essence véritable. La , surtout dans le et la , fait de l'essence un être séparé, antérieur et supérieur à l'existence individuelle.

Phédon, 74a-75d · République, V, 476a-480a

Thomas d'Aquinexplicite

Thomas reprend l' aristotélicien, tout être sensible étant composé de matière et de forme, mais il y ajoute une distinction décisive : dans toute créature, l'essence (ce que la chose est) se distingue réellement de l' (l'acte d'exister). Une essence ne possède pas d'elle-même l'existence, elle la reçoit ; en Dieu seul l'essence est d'exister, il est l'être subsistant lui-même. La nature des choses est donc bien réelle et définie, mais elle est radicalement dépendante, suspendue à l'acte d'être que Dieu lui communique. Un essentialisme, mais réordonné par la primauté de l'existence comme acte.

L'Être et l'Essence (De ente et essentia), 4-5 · Somme théologique, Ia, q. 3, a. 4

Plotinexplicite

Les de reçoivent chez Plotin un lieu propre : elles sont les pensées de l', qui les contemple éternellement dans une unité où penser et être coïncident. L'essence de chaque chose est ainsi sa Forme intelligible, antérieure et supérieure à son existence sensible, qui n'en est qu'un reflet. L'essentialisme platonicien est donc maintenu et même renforcé, l'intelligible devenant le contenu vivant d'un esprit divin.

Ennéades, V, 5 (Que les intelligibles ne sont pas hors de l'Intellect) · Ennéades, V, 9

Spinozaexplicite

Chez Spinoza, l'essence actuelle d'une chose n'est rien d'autre que son conatus, l'effort par lequel elle persévère dans son être : tout, l'homme compris, agit et existe en suivant la nécessité de sa nature. Loin d'être indéterminé, chaque être enveloppe une essence éternelle qui se déduit de la substance ; ce qu'il peut, ce qu'il devient, découle de ce qu'il est.

Éthique, III, prop. 6-7 · Éthique, II, déf. 2

Aristoteexplicite

Aristote retourne contre sa propre exigence d'essence : si l'essence d'une chose est ce qui en fait ce qu'elle est, la loger dans un monde séparé d' la rend incapable d'expliquer la chose sensible, dont elle se trouve coupée. La forme doit donc être à l'individu, comme l'âme l'est au corps : toute substance sensible est un composé de matière et de forme, l'. L'essence n'est plus un modèle céleste mais le quod quid erat esse, ce que la chose est par soi, saisi dans la définition, sans pour autant nier que la forme soit ce qu'il y a de plus réel et de plus connaissable en elle.

Métaphysique, Z (VII), 4 et 17

Husserlexplicite

Contre l'empirisme qui ne voit dans les essences que des noms ou des habitudes de l'esprit, Husserl soutient que nous avons une intuition des essences elles-mêmes (Wesensschau) : à partir d'un exemple, fût-il imaginé, la variation libre fait apparaître l'invariant sans lequel la chose ne serait plus ce qu'elle est, sa structure nécessaire. Le rouge, le nombre, la mélodie, l'acte de juger ont chacun une essence idéale que je peux saisir avec évidence, indépendamment de tout fait. La phénoménologie est ainsi une science eidétique, du général et du nécessaire, et non un relevé du seulement existant ; l' de ses héritiers lui restera étrangère.

Idées directrices pour une phénoménologie (Ideen I), §1-4 · Recherches logiques, II

Schopenhauerexplicite

Operari sequitur esse : l'agir suit l'être, chacun n'agit que conformément à ce qu'il est déjà, et l'existence ne fait que dérouler une essence donnée d'avance. C'est l'exact contraire de la liberté existentielle : on ne se fait pas, on se découvre déterminé, et la seule liberté est celle, métaphysique, du caractère intelligible.

Essai sur le libre arbitre, chap. III

Afficher les positions inférées (14)
Leibnizinférable

La notion complète de chaque substance individuelle contient a priori tous ses prédicats passés, présents et futurs : être César, c'est avoir de toute éternité l'essence d'où découle tout ce qu'il fera. L'individu est ainsi entièrement déterminé par son essence intelligible, conçue par Dieu avant la création, ce qui est un essentialisme radical.

Discours de métaphysique, §8-13 (la notion complète, le cas de César)

Descartesinférable

Chaque substance a un attribut principal qui constitue son essence : la pensée pour l'esprit, l'étendue pour le corps. Cette détermination d'une nature fixe, antérieure et définissante, relève d'un essentialisme marqué, l'existence du moi étant elle-même connue à travers son essence de chose pensante.

Principes de la philosophie, I, art. 53 · Méditations métaphysiques, II et VI

Laoziinférable

Chaque être a une nature propre, sa , que la sagesse consiste à laisser s'accomplir plutôt qu'à contrarier. Vivre bien, ce n'est pas s'inventer librement mais retrouver le (pu), la simplicité non taillée qu'on avait avant que la culture ne la sculpte. L'idéal n'est pas la création de soi mais le retour à une nature donnée.

Dao De Jing, ch. 28 et 19 · Dao De Jing, ch. 32 et 37

Śaṅkarainférable

Il y a en chacun une essence éternelle et déterminée, le soi (), qui ne se fait pas par ses choix mais est de toute éternité ce qu'il est, identique au . L'existence empirique, avec son histoire et ses actes, n'ajoute rien à cette nature : elle la voile seulement. C'est un essentialisme fort, à l'exact opposé de l'idée que l'existence précèderait l'essence, puisque la tâche n'est pas de se créer mais de reconnaître ce que l'on a toujours été.

Upadeśasāhasrī · Commentaire sur la Bhagavad Gītā, II

Socrateinférable

La démarche socratique tient tout entière dans la question qu'est-ce que… ? : qu'est-ce que le courage, la piété, la justice ? Demander la définition, c'est supposer une essence unique et stable derrière la diversité des cas particuliers, que l'examen doit dégager. Connaître cette nature commune importe plus que d'énumérer des exemples.

Platon, Euthyphron · Platon, Lachès et Ménon

Épictèteinférable

Pour Épictète, l'homme a une nature déterminée, la raison, parcelle du logos divin, qui le distingue de l'animal et lui assigne sa fonction propre. Vivre bien n'est pas s'inventer mais accomplir cette nature : agir en être raisonnable, conformément à ce que nous sommes par constitution.

Entretiens, I, 6 et II, 9 · Manuel

Marc Aurèleinférable

Chaque chose a sa nature propre et sa fin : celle de l'homme est de vivre selon la , et toute la morale consiste à accomplir cette essence reçue. Cet stoïcien fait précéder l'existence d'une définition de l'homme, contre toute idée d'une liberté qui se créerait sans modèle.

Pensées pour moi-même, V, 1 · Pensées pour moi-même, VIII, 12 · Pensées pour moi-même, X, 2

Sénèqueinférable

Sénèque partage l'essentialisme stoïcien : l'homme possède une nature rationnelle, étincelle du logos, et la sagesse consiste à la porter à son achèvement. La nature a déposé en chacun les semences de la vertu ; les développer, non se créer de rien, est la tâche de l'existence.

Lettres à Lucilius, 76 et 120

Épicureinférable

Épicure lit dans la nature elle-même la fin de l'homme : dès le berceau, avant tout raisonnement, l'animal recherche le plaisir et fuit la douleur. Cette constitution naturelle donnée définit le souverain bien et la vie réussie, un essentialisme des fins naturelles inscrit dans un cadre matérialiste.

Lettre à Ménécée · Cicéron, Des fins, I

Kantinférable

Kant reconnaît à l'homme une nature raisonnable qui n'est pas choisie : c'est l'humanité comme fin en soi, source de la dignité et fondement de la loi morale. Cette essence rationnelle est donnée et universelle ; mais le caractère moral, lui, se conquiert par la liberté, ce qui tempère l'essentialisme sans l'abolir.

Fondements de la métaphysique des mœurs, II · Anthropologie du point de vue pragmatique

Zhuangziinférable

Chaque être a une « manière d'être ainsi de soi-même », le qu'il s'agit de laisser s'accomplir : l'oiseau de mer meurt si on le traite comme un homme, et l'on mutile le canard en voulant lui allonger les pattes. Vivre bien n'est donc pas se créer librement mais épouser sa propre tournure native. Mais cette nature n'est pas une essence fixe et définie une fois pour toutes : elle est fluide, ouverte aux métamorphoses, ce qui retient Zhuangzi d'un essentialisme tranché et le place plus modérément du côté du donné contre l'invention de soi.

Zhuangzi, ch. 18 (l'oiseau de mer) · Zhuangzi, ch. 8 (les pattes du canard)

Benthaminférable

Toute la science benthamienne repose sur une nature humaine constante : l'homme est gouverné par le plaisir et la peine, partout et toujours. Cette psychologie hédonique donnée est le socle fixe à partir duquel se calculent la morale et la législation, plus qu'une nature à inventer ou à transformer.

Introduction aux principes de la morale et de la législation, I

Diogène de Sinopeinférable

Diogène suppose une condition humaine naturelle, faite de besoins simples et sans honte comme celle des animaux, que la civilisation a recouverte et qu'il faut retrouver : la nature est une norme à dégager, non une identité à inventer. Mais cette nature reste pour lui un critère négatif, ce qui subsiste une fois l'artifice ôté, sans la métaphysique d'une essence fixe ; d'où une position naturaliste modérée plutôt qu'un essentialisme appuyé.

Diogène Laërce, Vies, VI, 70-71

Confuciusinférable

Confucius dit peu de la nature humaine, sinon que par nature les hommes sont proches, par la pratique ils s'éloignent. Le fond commun est ténu, et c'est la culture de soi, l'étude et les rites qui font le gentilhomme : l'essentiel se joue dans la formation plus que dans une essence donnée, d'où une position presque centrale, à peine inclinée vers le donné.

Entretiens (Lunyu), XVII.2 et V.13

Fondements et implications
↑ Ce qui la fondeEssentialisme — Essence et existence=EssentialismeEssence et existence
Descriptif
Finalisme — Explication de la nature=FinalismeExplication de la nature
Descriptif
Réalisme des universaux — Les universaux=Réalisme desuniversauxLes universaux
Descriptif
Eudémonisme — Souverain bien!EudémonismeSouverain bien
Prescriptif
Éthique des vertus — Critère du juste!Éthique des vertusCritère du juste
Prescriptif
Accomplissement — Sens du travail!AccomplissementSens du travail
Prescriptif
↓ Ce qu'elle implique

Ce qui la fonde

Explication de la nature

Si chaque être tend vers une fin qui lui est propre, c'est qu'une forme, une essence, le définit et oriente son développement. Le finalisme fonde l'essentialisme : chez Aristote, la cause finale et la forme se rejoignent, et la nature d'une chose est ce qu'elle est appelée à devenir.

Les universaux

Si les propriétés générales existent réellement et ne sont pas de simples noms, alors les choses ont une nature, une forme qui les définit en propre. Le réalisme des universaux fonde l'essentialisme : que les Idées subsistent à part (Platon) ou dans les choses mêmes (Aristote), l'essence d'un être est une réalité que la connaissance découvre.

Ce qu'elle implique

Souverain bien

Si l'être humain a une nature propre, une fonction qui le définit, sa vie est bonne lorsqu'elle accomplit pleinement cette fonction. L'essentialisme fonde l'eudémonisme : Aristote tire le souverain bien de la fonction propre de l'homme, l'exercice excellent de la raison, dont le plaisir n'est que l'accompagnement.

Critère du juste

Si l'être humain a une nature et une fonction propres, bien agir, c'est exceller dans l'accomplissement de cette fonction, c'est-à-dire être vertueux. L'essentialisme fonde l'éthique des vertus : Aristote définit le bien de l'homme par l'activité excellente de la raison, affaire de caractère plus que de règles.

Sens du travail

Si l'être humain a une nature faite de facultés à actualiser, alors le travail, par lequel il objective ses capacités et transforme le monde, l'accomplit autant qu'il le fatigue. L'essentialisme fonde le travail comme accomplissement : pour Hegel, c'est en façonnant le monde que l'homme se forme lui-même et gagne la reconnaissance d'autrui.

Pratiques
La variation eidétique : trouver l'essentielExerciceAttestée · Husserl

Pour saisir ce qui est essentiel à une chose, une amitié, une promesse, la justice, la faisait varier librement en imagination et observait quels changements la détruisent et quels la laissent intacte. Les traits que l'on peut retirer sans la perdre sont accidentels ; celui dont la suppression fait s'effondrer la chose est l'invariant, l' recherchée. C'est aujourd'hui un outil de pensée précis : il tranche dans les définitions vagues et montre ce dont un concept ne peut se passer.

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Problèmes
  • Descriptif Expérience de pensée
    « C'est ma nature » : vérité ou excuse ?

    Invoquer sa nature, « je suis comme ça, je ne peux pas changer », est-ce reconnaître honnêtement ce qu'on est, ou se donner une excuse pour fuir ce dont on reste responsable ?

    une personne qui invoque sa nature
  • Descriptif
    Se trouver, ou s'inventer ?

    L'injonction « sois toi-même » est elle-même partagée : se réaliser, est-ce mettre au jour un soi déjà là, ou s'inventer librement ? La formule « deviens ce que tu es » tente de tenir les deux.

    se réaliser
  • Descriptif
    Une nature qui oblige ?

    À supposer que nous ayons une nature, nous dit-elle comment vivre ? Connaître ce que nous sommes suffit-il à fixer ce que nous devons devenir, ou y a-t-il un saut de l'un à l'autre ?

    une nature humaine
  • Descriptif
    D'où vient l'essence des choses ?

    Si les choses ont une essence, d'où la tiennent-elles : d'un plan qui les conçoit avant qu'elles soient, de la nature elle-même, d'une convention de notre esprit, ou de rien ?

    l'essence des choses