D'où vient l'essence des choses ?
Sur l'axe: Essence et existence · l'essence des choses
Si les choses ont une essence, d'où la tiennent-elles : d'un plan qui les conçoit avant qu'elles soient, de la nature elle-même, d'une convention de notre esprit, ou de rien ?
Justification
Pour un objet fabriqué, le coupe-papier, l'essence (le concept de l'artisan) précède l'existence ; la tradition pensait l'homme de même, créé selon une nature humaine conçue par Dieu. Ôtez le créateur, et l'ordre s'inverse pour l'homme seul : il existe d'abord, sans définition préalable, et c'est de n'être d'abord rien qu'il tire l'entière responsabilité de se faire.
L'homme existe d'abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu'il se définit après. L'homme, tel que le conçoit l'existentialiste, s'il n'est pas définissable, c'est qu'il n'est d'abord rien. Il ne sera qu'ensuite, et il sera tel qu'il se sera fait.L'existentialisme est un humanisme
L'existentialisme est un humanisme (1946) · L'Être et le Néant, Introduction et 1re partie (le pour-soi)
Justification
Aristote retourne contre sa propre exigence d'essence : si l'essence d'une chose est ce qui en fait ce qu'elle est, la loger dans un monde séparé d' la rend incapable d'expliquer la chose sensible, dont elle se trouve coupée. La forme doit donc être à l'individu, comme l'âme l'est au corps : toute substance sensible est un composé de matière et de forme, l'. L'essence n'est plus un modèle céleste mais le quod quid erat esse, ce que la chose est par soi, saisi dans la définition, sans pour autant nier que la forme soit ce qu'il y a de plus réel et de plus connaissable en elle.
Métaphysique, Z (VII), 4 et 17
Justification
Contre Platon, Aristote refuse des Idées séparées : l'universel est réel, mais il n'existe que dans les individus, comme leur forme. La forme du cheval n'existe pas hors des chevaux singuliers, mais elle est bien réelle en eux. C'est un réalisme immanent.
Métaphysique, Z ; Catégories, 5
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