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Rapport à soi· Exister

Téléologie-providence

Axe: Le sens de la vieQue faire face à l'énigme du sens de la vie ?

Le sens existe, mais il ne se donne pas d'emblée : l'existence s'inscrit dans un ordre du monde ou un dessein providentiel qu'il faut apprendre à déchiffrer. Face à l'énigme, la tâche est de chercher cette finalité, de s'y fier même quand elle reste obscure, et d'y accorder sa conduite.

Qui défend cette position

Courants 8

Platonismeexplicite

Le platonisme est foncièrement téléologique (qui explique les êtres par la fin, le telos, vers laquelle ils tendent) : le monde est ordonné par le Démiurge en vue du meilleur, sur le modèle des Idées, et toute chose tend vers le Bien comme vers sa fin. L'existence humaine trouve son sens dans cette orientation de l'âme vers le principe qui ordonne le tout.

Platon, Timée, 29d-30c, l'ordre du monde · Platon, République, 505a-509c, le Bien comme fin

Stoïcismeexplicite

Le cosmos est un vivant unique traversé par le , la raison divine ; l'homme en est une partie douée d'une parcelle de cette raison. « Vivre selon la nature » signifie dès lors vivre selon la raison, la sienne et celle du tout, ce qui se confond avec la vertu. Le sens de l'existence n'est pas à inventer : il tient à la juste place qu'on occupe dans l'ordre rationnel, contre un monde épicurien d'atomes indifférents.

Marc Aurèle, Pensées pour moi-même · Cicéron, De la nature des dieux, livre II

Vedānta (Advaita)explicite

Si le Soi est déjà et n'est tombé dans la saṃsāra que par méprise, alors la fin de l'existence n'est pas un but à inventer mais une vérité à recouvrer : le sens est inscrit dans la structure du réel, et la vie a pour terme la , retour conscient du Soi à ce qu'il n'a jamais cessé d'être. Cette téléologie spirituelle se démarque sur deux fronts : contre l'absurdité d'une existence sans direction, elle pose une fin objective ; mais contre la ritualisme de la Mīmāṃsā, qui faisait du sens l'accomplissement correct des actes védiques en vue de fruits futurs, elle objecte qu'aucune action, par nature productrice de fruits et donc de nouveau karman, ne peut libérer : seule le peut la connaissance de ce qui est déjà accompli.

Śaṅkara, Commentaire des Brahma-Sūtra (Brahma-Sūtra-Bhāṣya), I, 1, 4 · Kaṭha Upaniṣad

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Aristotélismeinférable

Le sens de l'existence est téléologique : comme tout être tend vers sa fin propre, la vie humaine trouve son sens dans l'actualisation de sa fonction, la vie selon la raison, dont le sommet est l'activité contemplative. Le sens n'est donc ni à construire de toutes pièces ni absurde, mais inscrit dans la nature même de l'homme.

Aristote, Éthique à Nicomaque, X, 7-8

Bouddhismeinférable

Puisque la cessation de la souffrance est possible, elle fournit à l'existence un terme vers lequel tout s'ordonne : se libérer du cycle des renaissances pour atteindre le (l'extinction de l'avidité, de la haine et de l'illusion). Le sens n'est donc ni à inventer par chacun ni décrété par un créateur, contrairement aux fins fixées par un Dieu : il est découvert comme la nature même des choses, ce qui donne au bouddhisme une structure téléologique sans transcendance, le but étant inscrit dans la possibilité de l'extinction et non dans une volonté extérieure.

Dhammacakkappavattana Sutta (le sermon de Bénarès) · Dhammapada, ch. XXVI (le brahmane)

Taoïsmeinférable

Pour le taoïsme, le Tao est la source et l'ordre de toutes choses, le cours spontané auquel l'existence appartient. Le sens ne s'invente pas, il se trouve en s'accordant à ce cours par le wu-wei et la simplicité, en renonçant aux fins artificielles que l'homme se forge. Vivre bien, c'est épouser une trame qui nous précède et nous excède, sans pourtant le dessein personnel d'un dieu.

Laozi, Dao De Jing · Zhuangzi

Confucianismeinférable

Le confucianisme inscrit le sens dans le Mandat du Ciel, ordre normatif et Voie qui dépassent l'individu ; mais cet ordre ne vaut qu'accompli dans la culture de soi, les rites et la rectitude des relations humaines. Le sens est ainsi reçu d'un ordre céleste et réalisé par l'effort éthique, jamais livré au seul arbitre individuel ni tenu pour absent.

Entretiens (Lunyu) · Doctrine du Milieu (Zhongyong)

Le romantismeinférable

Le monde n'est ni un mécanisme indifférent ni un chaos absurde : il est traversé d'un sens, d'un esprit qui s'y déploie et auquel l'homme est appelé à répondre. Le sentiment romantique de l'infini et la nostalgie d'une unité perdue supposent que l'existence a une direction et une profondeur, fût-elle voilée : le sens n'est pas à inventer de toutes pièces mais à pressentir et à retrouver dans la nature, l'art et l'histoire.

Novalis, Les Disciples à Saïs · Schelling, Idées pour une philosophie de la nature

Philosophes 17

Platonexplicite

Tout l'ordre des choses est orienté vers le Bien, principe et fin de toute réalité : dans le , le Démiurge façonne le monde aussi beau et bon que possible en regardant le modèle éternel. La vie humaine trouve son sens dans cette téléologie cosmique, en s'assimilant autant que possible au divin et à l'ordre du tout.

Timée, 29d-30c, 47a-c · République, VI, 505a-b

Plotinexplicite

Le mouvement même de l'être est circulaire : toute chose procède de l' par puis tend à y retourner, et le retour () est inscrit dans la nature de ce qui est issu du Bien. Le sens de la vie humaine n'est donc ni à inventer ni absent : il est donné par cette structure, l'âme ayant à reparcourir consciemment le chemin de sa source. Vivre pleinement, c'est convertir son regard, se détourner du dehors et remonter vers l'origine dont on n'est jamais entièrement séparé.

Ennéades, VI, 9 · Ennéades, V, 1

Thomas d'Aquinexplicite

Le sens de la vie est pour Thomas donné, inscrit dans une qui ordonne chaque être à sa fin : l'homme est créé pour connaître et aimer Dieu, et toute son existence trouve sa direction dans ce retour vers son origine. Une mince part de construction subsiste, puisqu'il revient à chacun de coopérer librement à cette fin par ses actes, mais l'orientation fondamentale n'est ni inventée ni absurde, elle est reçue d'un ordre voulu.

Somme contre les Gentils, III, 25 et 37

Aristoteexplicite

Du finalisme général découle une conséquence pour l'existence humaine : ce qui vaut pour l'œil ou pour la plante vaut pour l'homme, qui a lui aussi une fonction propre (ergon) inscrite dans sa nature. Le sens de la vie n'est dès lors ni reçu d'ailleurs ni inventé librement : il est à actualiser à partir d'une nature déjà orientée vers sa fin, l'activité rationnelle. C'est pourquoi le profil incline du côté d'un sens donné, tout en réservant à chacun la tâche de réaliser en acte ce qui n'est d'abord qu'en puissance.

Éthique à Nicomaque, I, 7 (l'argument de l'ergon) · Physique, II, 8

Marc Aurèleexplicite

Le cosmos est un tout ordonné par le , et l'homme, parcelle de cette raison, y a sa place et sa fonction : bien vivre, c'est s'y accorder. Mais Marc Aurèle introduit un trait peu stoïcien, l'alternative « providence ou atomes » qu'il agite sans relâche : ou bien le monde est , ou bien il n'est qu'un tourbillon d'atomes, et dans les deux cas le sage doit garder son âme droite. Il retombe toujours du côté de l'ordre rationnel, mais cette hypothèse récurrente trahit une lucidité inquiète qui le distingue de la sérénité doctrinale d'.

Pensées pour moi-même, IV, 4 · Pensées pour moi-même, IX, 28 · Pensées pour moi-même, XII, 14

Sénèqueexplicite

Le monde est un cosmos ordonné par une raison () providentielle, et le sens de la vie humaine est de vivre conformément à cette nature rationnelle. La fin de l'homme, parcelle du tout divin, est inscrite dans l'ordre des choses : une téléologie cosmique fonde la morale.

De la vie heureuse, III (vivre selon la nature) · De la providence, I et V (l'ordre providentiel du monde)

Épictèteexplicite

Le monde est ordonné par une rationnelle et chaque être y a un rôle assigné, que la raison permet de reconnaître et d'accomplir. Une part de construction demeure, car c'est à chacun de bien jouer le rôle reçu, comme un acteur sa pièce.

Entretiens, I, 16 · Manuel, §17

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Leibnizinférable

Pour Leibniz, ce monde est le meilleur des mondes possibles, choisi par Dieu parmi l'infinité des possibles selon le principe du meilleur. Rien n'y arrive sans raison suffisante, et chaque substance, par l'harmonie préétablie, concourt à l'ordre et à la perfection de l'ensemble. La vie tient son sens de cette finalité providentielle qui l'enveloppe, à reconnaître plutôt qu'à inventer.

Essais de Théodicée · Monadologie, §§ 53-60

Le Bouddhainférable

L'existence a une fin assignable et un sens orienté : se libérer de la souffrance et du cycle des renaissances pour atteindre le (l'extinction de l'avidité, de la haine et de l'illusion). Tout le chemin est ordonné à ce terme, ce qui donne à l'enseignement une structure téléologique, même si ce but n'est pas fixé par un créateur mais découvert comme la nature des choses.

Dhammacakkappavattana Sutta, Saṃyutta Nikāya 56.11 (le sermon de Bénarès) · Dhammapada, ch. XXVI (le brahmane)

Śaṅkarainférable

L'existence s'inscrit dans un ordre dont la fin est fixée d'avance : sortir du cycle des renaissances et retrouver l'identité du soi et du . Le sens n'est pas une création arbitraire de l'individu mais la reconnaissance d'une vérité déjà là, voilée par l'ignorance ; toute vie est orientée, qu'elle le sache ou non, vers cette délivrance. Une part de cheminement personnel subsiste, car c'est à chacun de parcourir la voie, mais le terme n'est pas inventé : il est découvert.

Commentaire sur la Bhagavad Gītā · Upadeśasāhasrī

Nāgārjunainférable

Comme tout le , le Madhyamaka ordonne l'existence à une fin assignable : la libération de la souffrance par la compréhension de la . Ce terme n'est pas posé par un créateur mais découvert comme la nature des choses, d'où une structure téléologique, que l'identité de saṃsāra et de rapatrie tout entière dans ce monde-ci.

Mūlamadhyamakakārikā (Stances du milieu par excellence), ch. XXV (l'examen du nirvāṇa)

Socrateinférable

Socrate tient sa vocation d'examiner les hommes pour une mission que le dieu lui a confiée et qu'il ne saurait déserter : il est posté à Athènes comme à un poste de combat qu'on ne quitte pas. Le sens de sa vie lui est donc donné par un ordre divin, et les dieux ne négligent pas l'homme de bien : loin d'un sens construit ou d'un univers absurde, c'est une qui veille.

Platon, Apologie, 28d-29a (le poste assigné par le dieu) · Platon, Apologie, 41c-d (le soin des dieux pour l'homme de bien)

Lockeinférable

Chrétien, Locke tient l'homme pour l'ouvrage et la propriété de Dieu, placé dans le monde pour y accomplir ses fins selon la loi naturelle qu'éclaire la raison. Ce cadre providentiel donne à la vie sa direction ; mais Locke y joint une large part humaine, la libre poursuite du bonheur et le soin de soi, qui n'attend pas son sens d'une révélation.

Traité du gouvernement civil, II · Essai sur l'entendement humain, II, 21

Confuciusinférable

Le sens, pour Confucius, s'enracine dans le Mandat du Ciel (Tian ming) : un ordre normatif, une Voie qui dépasse l'individu et à laquelle il revient d'accorder sa conduite. Mais cet ordre ne s'accomplit que par l'effort humain, la culture de soi, les rites et la justice des relations : la vie prend sens en réalisant, ici-bas, la part qui nous échoit dans l'harmonie voulue par le Ciel.

Entretiens (Lunyu), II.4 et XVI.8

Descartesinférable

Descartes croit en un Dieu provident et en l'immortalité de l'âme, qui inscrivent la vie dans un ordre voulu et la promettent à une fin ; mais il bannit les causes finales de la connaissance, jugeant la sagesse divine impénétrable. Le sens accessible se déplace alors vers l'homme : le bon usage du , la perfection de la raison et le contentement de la , une œuvre à accomplir plus qu'une finalité à contempler.

Méditations métaphysiques, IV · Les passions de l'âme, art. 153-156

Kantinférable

Le sens de la vie tient pour Kant à la vocation morale : devenir digne du bonheur en accomplissant la loi que la raison se donne à elle-même, ce qui relève de l'autonomie, non d'une fin reçue. Mais la réalisation du souverain bien excède nos forces et postule un ordre moral du monde garanti par Dieu : une providence rationnellement espérée vient ainsi border l'autonomie d'un horizon téléologique.

Critique de la raison pratique, Dialectique · Idée d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique

Rousseauinférable

La Profession de foi du Vicaire savoyard affirme un Dieu bon, une providence et une âme immortelle, et fait de la conscience la voix infaillible de la nature en nous : un ordre donné, auquel la vie droite s'accorde. Mais le sens le plus intime, Rousseau le trouve dans le sentiment de l'existence et l'authenticité du moi, retrouvés loin des artifices sociaux, part proprement humaine et intérieure.

Émile, IV (Profession de foi du Vicaire savoyard) · Rêveries du promeneur solitaire

Arguments et objections
ArgumentUn sens qu'on se donne n'oblige pasUn sens purement décidé ne m'oblige pas, puisque je peux le révoquer ; or une vie a besoin d'un sens qui la dépasse et qu'un caprice ne défasse pas ; un tel sens doit donc être découvert, inscrit dans un ordre qui nous précède.
  1. Un sens que je me donne moi-même, je peux aussi bien me le retirer : rien ne m'y tient que ma décision, et ce qui ne dépend que de ma décision ne saurait m'obliger vraiment.
  2. Or une vie a besoin d'un sens qui la dépasse et l'oriente : quelque chose au nom de quoi il vaille la peine d'agir même quand cela coûte, et qu'un caprice ne puisse défaire.
  3. Un tel sens ne peut donc être une invention : il doit être trouvé, inscrit dans un ordre qui me précède, la nature, le Logos, un dessein, dont ma tâche est de déchiffrer la place qu'il m'assigne.

Donc Donc le sens n'est pas à créer mais à découvrir : l'existence s'inscrit dans un ordre qui la dépasse, et bien vivre, c'est apprendre à s'y accorder.

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ObjectionAttaque la positionLe monde ne répond pasLa téléologie lit un dessein dans l'ordre du monde ; mais cet ordre s'explique entièrement par des processus aveugles, et rien n'y indique une fin voulue pour nous. Le sens « trouvé » pourrait n'être qu'un sens projeté.
  1. La téléologie affirme lire dans l'ordre du monde un dessein qui nous précède, et qui donnerait à nos vies leur direction.
  2. Mais cet ordre, les lois, l'ajustement des vivants, s'explique entièrement par des processus aveugles, la sélection, la physique, sans qu'aucune intention n'ait à intervenir. On explique le même monde sans supposer de fin.
  3. Et nulle part le monde ne montre qu'il ait un sens voulu pour nous : à notre demande de sens répond son silence. Lire un dessein dans les choses, c'est y projeter notre propre besoin d'être attendus quelque part.

Donc Donc le sens que la téléologie dit trouver pourrait bien n'être qu'un sens projeté : rien, dans l'ordre du monde, n'atteste une fin qui nous serait destinée.

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Fondements et implications
↑ Ce qui la fondeTéléologie-providence — Le sens de la vie!Téléologie-providenceLe sens de la vie
Prescriptif
Théisme — Existence de Dieu=ThéismeExistence de Dieu
Descriptif
Transcendance — Où réside le sacré=TranscendanceOù réside le sacré
Descriptif
Une feuille, une application qui ne fonde rien d'autre ici.

Ce qui la fonde

Existence de Dieu

Si un Dieu créateur a voulu le monde, l'existence s'inscrit dans un dessein qui la dépasse et lui assigne une fin. Le théisme fonde la conception téléologique du sens : la vie a une providence à découvrir et à laquelle accorder sa conduite, des stoïciens au christianisme.

Où réside le sacré

Si le sens et la valeur reposent en un principe qui dépasse le monde donné, la vie humaine reçoit sa destination de cet au-delà. La transcendance fonde ainsi une lecture téléologique de l'existence, ordonnée à une fin qui la précède.

Ce qu'elle implique

Une feuille, une application qui ne fonde rien d'autre ici.

Problèmes
  • Descriptif
    Un sens est-il inscrit dans les choses ?

    Le monde porte-t-il un ordre ou un dessein qui nous précède, comme l'affirment stoïciens et providentialismes, ou est-il muet ? Construire son sens, se révolter ou renoncer partagent le même constat de départ : rien n'est donné.

    l'ordre des choses
  • Descriptif Expérience de pensée
    Le rocher de Sisyphe

    Quand notre soif de sens se heurte au silence du monde, où loger une réponse : dans une fin qui nous dépasse, dans le sens qu'on se donne, ou dans la seule révolte lucide d'une vie sans réponse ?

    une existence
  • Descriptif
    Un sens à la vie, ou dans la vie ?

    La vie a-t-elle un sens d'ensemble, une réponse à « pourquoi tout cela ? », ou seulement des sens locaux, ceux qu'on trouve dans un amour, une œuvre, un engagement, même si le tout n'en a aucun ?

    une vie
  • Descriptif
    Faut-il que ça dure ?

    Si tout finit, par la mort puis l'effacement de toute trace, ce que nous faisons est-il vain, ou une chose peut-elle avoir pleinement un sens sans durer toujours ?

    le temps d'une vie
  • Descriptif
    N'importe quel sens fait-il l'affaire ?

    Une vie peut-elle être pleine de sens si elle se voue à quelque chose d'insignifiant, voire de mauvais, ou le sens exige-t-il que la chose en vaille objectivement la peine ?

    une vie vouée à quelque chose
  • Descriptif
    Un sens sans Dieu ?

    Le sens de l'existence suppose-t-il un ordre divin qui nous dépasse, ou peut-il tenir entièrement sans Dieu, sur des bases tout humaines ?

    l'ordre du monde