Les questions

Rapport au monde· Nature et vivantnoyaudifficulté

Vision de l'homme

L'être humain est-il fondamentalement bon ou porté au mal ?

Croire l'humain bon, c'est pouvoir lui faire confiance, alléger les règles, parier sur la liberté ; le croire porté au mal, c'est juger nécessaires lois, contrôles et garde-fous pour tenir la vie commune. Se positionner, c'est dire jusqu'où faire confiance aux autres, et de combien de contraintes une société a besoin.

OptimismeanthropologiquePessimismeanthropologiquePlasticitémorale
Les pôles, et qui les tient

Optimisme anthropologique

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L'être humain est naturellement bon, ou du moins porté à la pitié et à la bienveillance : c'est la société, avec ses inégalités et ses rivalités, qui le corrompt. La méchanceté est un produit de l'histoire, non de la nature.

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Figures associées: Rousseau
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Rousseauexplicite

« L'homme est naturellement bon » : ses vices ne sont pas dans sa nature mais dans l'histoire qui l'en a écarté. À l'état de nature règnent l'amour de soi et la , non la méchanceté ; ce sont la propriété, les comparaisons et l' qui engendrent l'inégalité et la domination. Rousseau retourne ainsi le dogme du péché originel et déplace la faute de la nature vers la société : ce ne sont pas les hommes qu'il faut d'abord corriger, mais les institutions.

Rousseau, Discours sur l'origine de l'inégalité · Rousseau, Émile, livre I

Les Lumièresexplicite

Contre le dogme du péché originel, qui fait de l'homme une créature corrompue à racheter, les Lumières parient sur sa : ses vices tiennent moins à sa nature qu'à de mauvaises institutions et à l'ignorance. Si l'esprit est une , alors l'éducation peut presque tout, soutient : changez les lois, les lumières et les mœurs, et vous changez les hommes. radicalise le pari, l'homme étant naturellement bon et perverti par la société, tandis que , plus sombre, en garde la mesure. De là un optimisme tempéré, fondé non sur ce que l'homme est, mais sur ce qu'il peut devenir.

Helvétius, De l'esprit · Rousseau, Discours sur l'origine de l'inégalité · Locke, Quelques pensées sur l'éducation

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Laoziinférable

Le mal ne vient pas d'une nature humaine corrompue mais de ce qui la corrompt : le savoir affecté, la convoitise, les institutions qui dressent l'homme contre son . « Abolis la sagesse, rejette le savoir, et le peuple y gagnera cent fois » : il suffit de retrancher l'artifice pour que reparaisse une bonté originelle, comme le bois brut avant qu'on le sculpte. Cette confiance dans le naturel, proche de , l'éloigne du pessimisme.

Dao De Jing, ch. 19 et 28 · Dao De Jing, ch. 3 et 65

Marxinférable

Les vices imputés à la nature humaine, égoisme, cupidité, agressivité, sont pour Marx des produits de conditions sociales aliénantes, non une fatalité de l'espèce : changez les rapports de production et vous changez les hommes. Cet espoir d'un être humain émancipé, capable de développer librement ses facultés dans une société sans classes, traduit un conditionnel, suspendu à la transformation des conditions.

Manuscrits de 1844 (l'homme générique et le dépassement de l'aliénation) · Thèses sur Feuerbach, III (les circonstances sont changées par les hommes)

Le romantismeinférable

Héritier de , le romantisme tient l'homme pour naturellement bon et la spontanéité du cœur pour plus sûre que les artifices de la civilisation : l'enfant, le peuple et le poète sont plus près de la vérité que l'homme policé. Cette confiance se double pourtant d'une fascination pour les abîmes de l'âme, le démoniaque et le mal, qui en tempère l'optimisme.

Rousseau, Émile, ou De l'éducation · Schiller, Poésie naïve et sentimentale

Zhuangziinférable

Le mal ne tient pas à une nature humaine corrompue mais à ce qui la dénature : le savoir affecté, l'ambition, les hiérarchies et les codes moraux qui détournent chacun de sa tournure native. Laissé à son , l'homme n'est ni bon ni méchant au sens moral, mais spontanément accordé au cours des choses ; c'est la civilisation qui le déchire. Cette confiance dans le naturel d'avant la culture éloigne Zhuangzi du pessimisme anthropologique, sans en faire pour autant le théoricien d'une bonté originelle aussi nette que chez Rousseau.

Zhuangzi, ch. 9 (Sabots de cheval)

Confuciusinférable

Confucius croit l'homme perfectible : tout être humain peut, par l'étude et l'effort, s'élever vers le ren 仁 (l'humanité), et il enseigne sans distinction de classe. Cet optimisme reste mesuré : les sages sont rares, la plupart trahissent la Voie, et le maître se désole de n'avoir pas vu d'homme qui aime la vertu autant que les plaisirs. La confiance dans l'éducabilité l'emporte néanmoins.

Entretiens, XV, 38 (dans l'enseignement, il n'y a pas de distinction de classe) · Entretiens, IX, 17 (je n'ai pas vu d'homme qui aime la vertu comme les plaisirs)

Socrateinférable

L'intellectualisme moral entraîne une vision plutôt optimiste de l'homme : si l'on ne fait le mal que par ignorance, personne n'est méchant par nature, et tout homme peut être amélioré par le savoir. Le vice n'est pas une perversité indéracinable mais un défaut de connaissance, ce qui rend l'homme éducable et fait de l'examen une thérapeutique de l'âme.

Platon, Protagoras, 345d-e ; Ménon, 87b-89a (la vertu, savoir qui s'acquiert)

Arguments et objections (3)
ArgumentL'homme est bon, la société le corromptÀ l'état de nature, l'homme n'a que l'amour de soi et la pitié, dont aucun ne rend méchant. La méchanceté suppose la comparaison, l'amour-propre, qui naît avec la vie sociale et l'inégalité : ce qu'on prend pour une nature mauvaise est l'effet d'une histoire. Voir la page
ObjectionAttaque le raisonnementPoint d'âge d'orL'argument suppose un état de nature paisible. Mais deux hommes qui convoitent une même chose rare, sans juge au-dessus d'eux, deviennent ennemis ; et l'enfant est avide avant toute éducation. La société n'invente pas le conflit, elle le contient. Voir la page
ObjectionAttaque la position Expérience de penséeL'expérience de MilgramDes gens ordinaires infligent le pire sur un simple ordre, sans haine ni grief : si l'homme était naturellement bon et seulement corrompu par une société injuste, d'où vient qu'il obéisse si aisément ? Voir la page

Plasticité morale

milieu nommé2

L'être humain n'est bon ni mauvais par nature : il est malléable. Ni ange ni bête, il devient ce que l'éducation, les habitudes et les institutions font de lui. Sa vraie caractéristique est cette plasticité, cette capacité à être façonné, pour le meilleur comme pour le pire.

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Beauvoirinférable

Pour Beauvoir, l'humain n'est ni bon ni mauvais par nature, puisqu'il n'a pas de nature : il est ce qu'il se fait, capable du meilleur engagement comme de la pire complicité avec l'oppression. La valeur morale dépend de l'usage qu'on fait de sa liberté, ce qui interdit tout verdict d'ensemble, optimiste ou pessimiste, sur la nature humaine.

Pour une morale de l'ambiguïté (1947), la liberté entre engagement et fuite

Marc Aurèleinférable

Marc Aurèle oscille : la annonce des hommes indiscrets, ingrats et violents, regard sans illusion sur les conduites ; mais il tient leur faute pour une ignorance corrigible, non une méchanceté de nature. Cette tension le place au point médian, là où la nature humaine n'est ni bonne ni mauvaise mais éducable.

Pensées pour moi-même, II, 1 · Pensées pour moi-même, IX, 42 · Pensées pour moi-même, XI, 18

Arguments et objections (2)
ArgumentNi ange ni bêteLes deux camps citent les mêmes faits retournés, saints et bourreaux, également réels. C'est qu'aucune nature fixe ne les explique : le propre de l'homme est de n'être pas fixé, d'être façonné par l'habitude. La question n'est pas « bon ou mauvais ? » mais « par quoi est-il formé ? ». Voir la page
ObjectionAttaque la positionLe bois dont rien ne fait une planche droiteLa plasticité parie sur une malléabilité presque sans limite. Mais des traits constants se retrouvent partout et à toutes les époques ; et les entreprises pour fabriquer un « homme nouveau » ont souvent produit la terreur. La malléabilité a des bornes : l'éducation discipline ce fond, ne l'abolit pas. Voir la page

Pessimisme anthropologique

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L'être humain est traversé par l'égoïsme, l'amour-propre et des pulsions agressives que rien n'efface entièrement. Les institutions, les lois et la morale sont des digues nécessaires contre une violence toujours possible.

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Figures associées: Hobbes · Pascal · Freud
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Schopenhauerexplicite

L'égoïsme sans borne est le ressort naturel de l'homme, jusqu'à la méchanceté désintéressée, cette cruauté qui jouit de la souffrance d'autrui pour elle-même ; la civilisation muselle ce fond sans le transformer. L'État n'est pas un éducateur mais une muselière.

Parerga et Paralipomena, t. II, « Sur l'éthique »

Machiavelexplicite

Qui institue une république doit présupposer tous les hommes méchants, prêts à suivre leur malignité dès qu'ils en ont la libre occasion : c'est un postulat de législateur, non une métaphysique de la chute. Les hommes sont ingrats, changeants, simulateurs, fuyards devant le péril, avides de gain. Mais ce mal n'est pas figé : de bonnes lois et l'aiguillon de la nécessité peuvent les rendre bons, ce qui écarte le pessimisme absolu.

Le Prince, chap. XVII · Discours sur la première décade de Tite-Live, I, 3

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Calliclèsinférable

Chacun, s'il l'osait, poursuivrait son avantage et voudrait posséder plus que les autres : la modération affichée n'est qu'un aveu de faiblesse ou une ruse. Ce fond d'égoïsme et de rivalité, que la loi contient sans l'abolir, le range du côté d'un pessimisme anthropologique.

Platon, Gorgias, 483b-c ; 491e-492a

Michel de Montaigneinférable

Montaigne rabaisse la prétention de l'homme à se croire le chef-d'œuvre de la création, « la plus calamiteuse et fragile de toutes les créatures », vaniteuse, inconstante, plus souvent menée par la et la fantaisie que par la raison qu'elle s'attribue. Mais ce procès de l'orgueil n'est pas un pessimisme noir : l'homme reste capable de bonté, de mesure et de joie pourvu qu'il accepte sa condition et cesse de se vouloir ange. C'est moins un verdict sur sa méchanceté qu'un constat de sa plasticité et de sa faiblesse.

Essais, II, 12, « Apologie de Raimond Sebond »

Nietzscheinférable

L'homme est une corde tendue entre la bête et le , quelque chose qui doit être surmonté : Nietzsche porte un regard sévère sur l'humanité grégaire, médiocre et marquée par le de son temps. Mais ce diagnostic critique s'accompagne d'une confiance dans la possibilité d'une élévation, ce qui tempère le pessimisme.

Ainsi parlait Zarathoustra, Prologue, §3 et §4 · Généalogie de la morale, I, §11

Kantinférable

Kant soutient un : il y a dans la nature humaine une propension à subordonner la loi morale à l'amour de soi, et l'« insociable sociabilité » mêle en chacun un penchant à s'opposer à autrui. Ce diagnostic, tempéré par la prédisposition au bien et la perfectibilité, penche du côté d'un pessimisme anthropologique modéré.

La religion dans les limites de la simple raison, Première partie · Idée d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique, Quatrième proposition

Platoninférable

L'homme ordinaire est prisonnier de la caverne, enchaîné à l'ombre et à l'opinion, et la plupart des âmes sont dominées par les appétits : l'élévation vers le vrai est rare, difficile et réservée à un petit nombre. Sans être un pessimisme noir, cette vision insiste sur l'aveuglement spontané de l'âme, que seule une longue éducation peut redresser.

République, VII, 514a-517a · Phèdre, 248a-249d

Ulysseinférable

Ulysse ne se fie à personne sur parole : il éprouve la loyauté avant de se découvrir, sonde ses serviteurs, teste jusqu'à et son vieux père. Cette défiance méthodique trahit une vue prudente, sans illusion, des hommes, prompts à la traîtrise dès que l'occasion s'offre ; mais elle n'équivaut pas à un pessimisme foncier, puisque le poème lui donne aussi de retrouver, chez quelques-uns, une fidélité sans faille.

Odyssée, XIII-XXIV (le déguisement et les mises à l'épreuve de la loyauté) · Odyssée, XXIII (l'épreuve du lit, que Pénélope retourne contre lui)

Camusinférable

Camus ne croit ni à la bonté naturelle de l'homme ni à sa corruption radicale : sa pensée de la mesure oppose une limite humaine à la démesure qui, au nom d'un absolu, finit par justifier le meurtre. Ce sens du penchant humain à l'excès l'éloigne d'un optimisme anthropologique, sans verser dans le pessimisme.

L'Homme révolté (1951), « La pensée de midi »

Arguments et objections (3)
ArgumentLe bois tordu de l'humanitéCe qui resurgit à chaque effondrement de l'ordre, pillages et cruautés, n'est pas un accident ; nos meilleures conduites elles-mêmes sont minées par l'amour-propre. Les institutions ne guérissent pas cette nature, elles la contiennent : une vie commune vivable doit compter avec ce fond. Voir la page
ObjectionAttaque le raisonnementLa statue de GlaucusLe pessimiste lit la nature dans l'homme des sociétés, tout de rivalités et de calculs. Mais cet homme n'est plus l'homme originel : à la statue de Glaucus, la mer avait tant rongé les traits qu'elle semblait une bête. Nommer « nature » cette figure défigurée, c'est prendre l'effet de l'histoire pour l'origine. Voir la page
ObjectionAttaque la positionCe sont les circonstances, non la natureLe pessimisme lit une nature mauvaise dans nos crimes. Mais nos conduites varient énormément avec les circonstances, et le mal massif tient souvent à des exécutants ordinaires plus qu'à des monstres ; l'histoire connaît de vrais reculs de la cruauté. Ce qui change ainsi n'est pas un fond fixe mais une plasticité. Voir la page
Vousvous n'avez pas encore pris position sur cet axe.Situez-vous19 figures · 2 courants cartographiés
Problèmes

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  • Descriptif Expérience scientifique
    Des gens ordinaires, un ordre à exécuter

    Que des gens ordinaires infligent le pire sur un simple ordre : est-ce une méchanceté latente qui se réveille, ou la preuve que ce sont les circonstances, non la nature, qui décident de nos actes ?

    l'homme ordinaire sous l'autorité
Aller plus loin

Sous-problèmes creuser la discussion de cet axe

  • Descriptif
    D'où vient le mal en l'homme ?

    Si l'homme fait le mal, ce penchant est-il en lui dès l'origine, comme une pulsion ou une nature déchue, ou naît-il du dehors, de la comparaison sociale et des inégalités ? Selon la réponse, la méchanceté est notre fond ou notre produit.

    la source de nos actes mauvais
  • Descriptif
    Jusqu'où peut-on changer l'homme ?

    Le pari de l'éducation suppose qu'on peut refaire l'homme, l'adoucir, le rendre meilleur. Mais y a-t-il des travers immuables, un « bois tordu » qu'aucune éducation ne redresse jamais ?

    la capacité humaine de changer
  • Descriptif
    Mi-ange, mi-bête

    L'homme est-il un être partagé, capable en même temps du plus haut et du plus bas, grand par cela même qui le rend misérable, ou cette image dramatique n'est-elle qu'une façon d'ennoblir un simple animal en le disant déchu ?

    l'être humain partagé

Problèmes liés élargir vers d'autres axes

  • Descriptif
    Y a-t-il une nature humaine ?

    Demander si l'homme est bon ou mauvais suppose qu'il a une nature. Mais peut-être n'y a-t-il pas d'essence donnée : l'homme se ferait alors lui-même, sans modèle reçu.

    une nature humaine
  • Descriptif
    L'altruisme existe-t-il vraiment ?

    Nos actions les plus généreuses cachent-elles toujours un intérêt, un besoin d'être aimé, une vanité ? S'il n'existe aucun acte vraiment désintéressé, parler de bonté perd son sens.

    nos meilleures actions
  • PrescriptifPolitique et droit
    Des institutions pour des anges, ou pour des démons ?

    Faut-il concevoir les lois en comptant sur la vertu des citoyens, ou les bâtir de sorte que « même un peuple de démons » soit contraint d'agir bien ? La vision qu'on a de l'homme commande le type d'institutions qu'on juge nécessaire.

    les institutions
  • Descriptif
    Pourquoi ne supportons-nous pas le repos ?

    « Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre » : si nous fuyons le calme, est-ce la misère de notre condition qui remonte dès que le bruit cesse, comme le diagnostique Pascal, ou l'esprit est-il simplement fait pour le mouvement plus que pour le face-à-face avec soi ?

    l'homme au reposAttention et divertissement
  • Descriptif
    Ce qu'un être humain peut porter

    Une exigence qui dépasse nos forces produit-elle du découragement et de l'hypocrisie, ou l'idéal doit-il précisément excéder ce que nous sommes pour nous tirer vers le haut ? Ce que la morale peut demander dépend de ce que l'homme peut donner.

    la nature humaineExigence morale

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Citations
L'homme est au fond un animal sauvage et effroyable.
Schopenhauer · Parerga et Paralipomena, t. II, § 114 (« Sur l'éthique »)

Voir dans les citations

L'homme est quelque chose qui doit être surmonté.
Nietzsche · Ainsi parlait Zarathoustra, Prologue, §3

Voir dans les citations

Tout est bien sortant des mains de l'Auteur des choses, tout dégénère entre les mains de l'homme.
Rousseau · Émile, livre I

Voir dans les citations