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ArgumentLe bois tordu de l'humanité
L'égoïsme, l'amour-propre et l'agressivité ne s'effacent jamais tout à fait : lois et morale sont des digues, non des remèdes.
Soutient
Freud, Hobbes, Pascal · · 1930
- Regardons ce que les hommes font dès que tombent la contrainte et le regard d'autrui : pillages, cruautés, guerres reparaissent à chaque effondrement de l'ordre. Ce qui resurgit si constamment n'est pas un accident de l'histoire.
- Nos meilleures conduites elles-mêmes sont minées de l'intérieur : sous la générosité, le besoin d'être aimé ou admiré ; sous la vertu affichée, un qui se cherche. La part sombre n'est pas dehors, elle nous habite.
- Aussi les digues qui nous tiennent, lois, mœurs, institutions, ne guérissent pas cette nature : elles la contiennent. Qu'elles se relâchent, et ce qu'elles retenaient reparaît.
Donc Donc l'homme n'est pas un ange que la société aurait déchu, mais un « bois tordu » que rien ne redresse tout à fait : une vie commune vivable exige de compter avec ce fond, non de parier sur une bonté première.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait