Voir l'axe · Vision de l'homme

Argument

Le bois tordu de l'humanité

L'égoïsme, l'amour-propre et l'agressivité ne s'effacent jamais tout à fait : lois et morale sont des digues, non des remèdes.

Soutient

Freud, Hobbes, Pascal · · 1930

  1. Regardons ce que les hommes font dès que tombent la contrainte et le regard d'autrui : pillages, cruautés, guerres reparaissent à chaque effondrement de l'ordre. Ce qui resurgit si constamment n'est pas un accident de l'histoire.
  2. Nos meilleures conduites elles-mêmes sont minées de l'intérieur : sous la générosité, le besoin d'être aimé ou admiré ; sous la vertu affichée, un qui se cherche. La part sombre n'est pas dehors, elle nous habite.
  3. Aussi les digues qui nous tiennent, lois, mœurs, institutions, ne guérissent pas cette nature : elles la contiennent. Qu'elles se relâchent, et ce qu'elles retenaient reparaît.

Donc Donc l'homme n'est pas un ange que la société aurait déchu, mais un « bois tordu » que rien ne redresse tout à fait : une vie commune vivable exige de compter avec ce fond, non de parier sur une bonté première.

À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?

Pas du tout
Tout à fait