Voir l'axe · Vision de l'homme

Argument

Ni ange ni bête

L'homme n'est bon ni mauvais par nature : il est l'animal malléable, qui devient ce que l'éducation et les habitudes font de lui.

Soutient Plasticité morale

Aristote ·

  1. Les deux camps s'appuient sur les mêmes faits, retournés : l'un montre des saints, l'autre des bourreaux ; l'un l'entraide, l'autre la guerre. Or ces faits contraires sont également réels.
  2. C'est qu'aucune nature fixe ne les explique : ce que l'homme a de propre, c'est de n'être pas fixé, d'apprendre, de contracter des habitudes, d'être façonné. La vertu ne lui vient ni par nature ni contre nature : il est par nature apte à la recevoir, et l'habitude l'achève.
  3. Dès lors le même être devient doux ou féroce selon ce qui, en lui, est cultivé ou réveillé : la question « bon ou mauvais ? » est mal posée ; la vraie question est « par quoi est-il formé ? ».

Donc Donc l'homme n'est ni ange ni bête, mais capable des deux : sa nature est cette plasticité même, qui rend l'éducation décisive et interdit de parier soit sur une bonté donnée, soit sur une méchanceté fatale.

À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?

Pas du tout
Tout à fait