Les trois vies
Sur l'axe: Souverain bien · une vie
Entre la vie de plaisir, la vie active tournée vers la cité et la vie contemplative, laquelle mérite le nom de vie la plus haute ?
Justification
Si toute action vise une fin, et que les fins s'enchaînent comme moyens, il faut, sous peine de régression à l'infini, une fin dernière voulue pour elle-même et jamais en vue d'autre chose : ce bien suffisant, c'est . Reste à savoir en quoi elle consiste, et c'est l'argument de la fonction propre (ergon) qui tranche : comme le flûtiste a son excellence, l'homme a la sienne, l'activité de la part rationnelle de l'âme accomplie selon la vertu. Le bonheur n'est donc ni le plaisir, ni l'honneur, ni la richesse, mais une activité excellente déployée sur une vie entière, dont la forme la plus haute est la contemplation.
Le bien de l'homme est une activité de l'âme en accord avec la vertu, et s'il y a plusieurs vertus, en accord avec la meilleure et la plus parfaite.Éthique à Nicomaque, I, 7 (1098a)
Éthique à Nicomaque, I, 7 (1097b) · Éthique à Nicomaque, X, 7
Repères: Aristote
mène à: Intériorité