Sérénité, ou accomplissement ?
Sur l'axe: Périmètre d'action · une vie bonne
Le bien d'une vie est-il la paix de l'âme que rien ne trouble, ou l'accomplissement actif de qui transforme le monde et y laisse sa marque ?
Justification
Le tort de tout malheur, soutient Épictète, est d'attendre son bonheur de choses qui ne sont pas en notre pouvoir. De là le geste premier, qui ouvre le : trier nos affaires en deux classes selon le seul critère de la maîtrise, ce qui relève entièrement de nous (jugements, désirs, aversions) et ce qui n'en relève pas (corps, biens, réputation). La n'est pas une thèse parmi d'autres mais l'opération qui conditionne toute la suite : tout trouble naît d'avoir réclamé une prise sur ce qui nous échappe. Là où les anciens stoïciens parlaient surtout du destin cosmique, Épictète ramène le partage à l'usage concret, ici et maintenant, de ce qui m'appartient en propre.
Parmi les choses qui existent, les unes dépendent de nous, les autres ne dépendent pas de nous.Manuel, §1
Manuel, §1 · Entretiens, I, 1
Justification
Le bien réside exclusivement dans la vertu, c'est-à-dire dans le bon usage des et de la volonté : c'est le perfectionnisme moral stoïcien. La dimension demeure, car cette vertu est aussi la voie de la sérénité (), mais le plaisir n'est jamais le critère.
Entretiens, I, 29 · Manuel, §8
Repères: Épictète
mène à: Souverain bien (Agir ou être comblé)