Inconditionnel n'est pas total
Que la vertu soit le seul bien qu'on ne puisse mal employer prouve qu'elle a une valeur à part, non qu'elle soit à elle seule tout le bien d'une vie.
Objecte à
Kant ·
- L'argument établit ceci : la vertu est le seul bien qui reste bon sous tous ses usages, le seul « sans réserve ».
- Mais de « seul bien inconditionnel » à « seul bien », il y a un saut : qu'une chose soit la seule à valoir en toute circonstance ne dit pas qu'elle soit la seule à valoir. Le plaisir, la santé, l'amitié peuvent être des biens véritables, quoique conditionnels, c'est-à-dire bons quand ils ne servent pas au mal.
- lui-même le voit : la bonne volonté est le bien sans réserve, mais le souverain bien complet unit la vertu et le bonheur qu'elle mérite, non la vertu seule. La valeur inconditionnelle de la droiture en fait la condition du reste, non son remplacement.
Donc Donc l'argument prouve que la vertu doit commander les autres biens, non qu'elle les abolit : le souverain bien pourrait être non la droiture seule, mais l'ensemble ordonné des biens sous la conduite de la droiture.
Résolutions possibles de l'objection
Conteste
Problème