Du désiré au désirable
De ce que nous cherchons tous le plaisir, il ne suit pas qu'il soit le bien : reste à savoir si ce que la nature nous fait vouloir est ce qui vaut d'être voulu.
Objecte à
Hume, Moore ·
- L'argument du berceau conclut du fait au droit : parce que tout être poursuit spontanément le plaisir, le plaisir serait le bien.
- Mais entre « c'est ce que nous désirons » et « c'est ce qui est désirable, ce qui mérite d'être désiré », il y a un pas que rien ne franchit de soi : l'enfant recherche aussi ce qui le flatte et fuit ce qui le forme, sans qu'on en fasse une règle du bien.
- La nature nous incline, elle ne nous juge pas : d'une pente spontanée on ne tire pas qu'elle mène au meilleur. Il faudrait montrer en plus que le plaisir vaut, non seulement qu'il attire, et cette preuve, le berceau ne la donne pas.
Donc Donc l'argument prouve trop peu : il établit que le plaisir est un bien recherché, non qu'il soit le souverain bien ; le passage du désiré au désirable reste à faire.
Résolutions possibles de l'objection
Conteste
Problème