L'argument du berceau
Avant même de raisonner, tout être fuit la douleur et cherche le plaisir : c'est là que la nature nous montre où est le bien.
Soutient
Épicure, Aristippe ·
- Cherchons le bien non dans les théories, mais là où la nature parle d'elle-même, avant que l'éducation et l'opinion ne l'aient recouverte : chez le nouveau-né et chez l'animal, encore intacts de tout préjugé.
- Or, spontanément, sans qu'on le leur apprenne, ils recherchent le plaisir et fuient la douleur : c'est le premier mouvement du vivant, le seul qu'aucun raisonnement n'a eu à produire.
- Ce que tout être poursuit ainsi pour lui-même, et jamais en vue d'autre chose, est ce que nous appelons une fin dernière ; or le plaisir est bien recherché pour lui-même, tandis que la richesse, la santé ou les honneurs ne le sont qu'en vue du contentement qu'ils procurent.
Donc Donc le plaisir n'est pas un bien parmi d'autres, mais la fin à laquelle tout le reste se rapporte : le souverain bien que la nature elle-même désigne.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
La preuve de Mill
- propose une autre voie : la seule preuve qu'une chose est visible, c'est qu'on la voit ; de même, la seule preuve qu'une chose est désirable, c'est qu'on la désire effectivement.
- Or chacun désire son propre bonheur, et ne le désire pas en vue d'autre chose : le bonheur est donc, pour chacun, une fin en soi ; et ce qui vaut pour chacun vaut pour l'ensemble.
Donc Donc le bonheur est une fin désirable, et même la seule que nous poursuivions pour elle-même : le reste n'est désiré que comme un moyen d'y parvenir.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve
Objection