Le beau comme bien suprême
Sur l'axe: Souverain bien · une vie
Et si le bien suprême était le beau : faire de sa vie une œuvre, viser l'intensité des belles formes plutôt que le plaisir, la vertu ou la sérénité ?
Justification
Nietzsche raille aussi bien le bonheur-plaisir des utilitaristes que la morale du devoir : le bien n'est ni la jouissance ni la vertu désintéressée. Il est l'élévation de la vie, l'épanouissement de la puissance et le dépassement de soi, la grande santé de qui ose se créer et dire oui à l'existence. Un eudémonisme transvalué, où la réussite se mesure à la force et à la grandeur, non au confort.
L'homme ne tend pas au bonheur : seul l'Anglais le fait.Crépuscule des idoles, Maximes et traits, 12
Crépuscule des idoles, Maximes et traits · Le Gai Savoir, IV-V · Ainsi parlait Zarathoustra
Justification
Ce n'est qu'en tant que phénomène esthétique que l'existence et le monde sont justifiés à jamais : la thèse de la subordonne le sens de la vie au registre esthétique plutôt que moral. L'art, et non la morale, est l'activité proprement métaphysique de l'homme.
Ce n'est qu'en tant que phénomène esthétique que l'existence et le monde apparaissent comme justifiés à jamais.La Naissance de la tragédie, §5
La Naissance de la tragédie, §5 et §24 · La Naissance de la tragédie, « Essai d'autocritique », §5
Repères: Wilde · Nietzsche
mène à: Le beau dans la vie (La vie comme œuvre)