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DescriptifVitale

Peut-on mesurer le bonheur ?

Sur l'axe: Souverain bien · le bien-être

Plaisirs et peines se laissent-ils additionner et comparer, comme le voulait le calcul des plaisirs, ou y a-t-il dans le bien-être quelque chose qui échappe à toute mesure commune ?

Positions de philosophes

Bentham

Majeur
100
0
0
Justification

Bentham part d'un constat qu'il tient pour un fait de nature : plaisir et douleur sont les deux seules choses que nous recherchons et fuyons effectivement comme fins. Le bien et le mal n'ont alors aucun contenu à part : nommer une chose « bonne » ne dit rien de plus que sa tendance à produire du plaisir ou à écarter de la douleur. D'où un à la fois psychologique et moral, qui soude le constat et la norme par les mêmes deux maîtres souverains et ne laisse aucune place à un épanouissement ou à une perfection distincts de l'agréable, contre les biens objectifs de la tradition aristotélicienne.

La nature a placé l'humanité sous l'empire de deux maîtres souverains, la douleur et le plaisir. C'est à eux seuls qu'il appartient de montrer ce que nous devons faire comme de déterminer ce que nous ferons.Introduction aux principes de la morale et de la législation, ch. I, §1

Introduction aux principes de la morale et de la législation, ch. I, §1

Mill

Majeur
70
30
0
Justification

Contre l'objection ancienne qui ravale l' au rang d'une morale de pourceaux, Mill répond qu'elle se trompe non sur le plaisir mais sur l'homme : nos facultés supérieures réclament un bonheur d'une autre nature. D'où sa rupture avec le calcul purement quantitatif de : les plaisirs diffèrent aussi en qualité, et ceux de l'intelligence, des sentiments et de l'imagination l'emportent intrinsèquement, parce que celui qui connaît les deux ne consentirait pour rien à descendre. Au cœur de l'argument, un sentiment de dignité que blesserait une existence bornée aux satisfactions du corps, ce qui infléchit l'hédonisme millien vers un épanouissement proche de l'.

Il vaut mieux être un être humain insatisfait qu'un porc satisfait ; il vaut mieux être Socrate insatisfait qu'un imbécile satisfait.L'Utilitarisme, ch. 2

L'Utilitarisme, ch. 2 (qualité contre quantité des plaisirs) · L'Utilitarisme, ch. 4 (le bonheur, seule chose désirable comme fin)

Repères: Bentham · Mill