Réussir sans la droiture
Sur l'axe: Souverain bien · une vie
Imaginez quelqu'un d'habile et sans scrupule : il a menti, trahi, écrasé ses rivaux, sans jamais être inquiété. Riche, admiré, entouré, il meurt vieux et content, sans le moindre remords.
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Justification
Le souverain bien est l'assimilation au divin par la contemplation du Bien et la justice de l'âme, un perfectionnisme moral où l'existence ordonnée selon la vertu vaut par elle-même. La dimension subsiste, car cette vie de l'âme juste est présentée comme la plus heureuse, le plaisir restant subordonné et trompeur.
République, IX, 580a-588a · Théétète, 176a-b
Justification
Nietzsche raille aussi bien le bonheur-plaisir des utilitaristes que la morale du devoir : le bien n'est ni la jouissance ni la vertu désintéressée. Il est l'élévation de la vie, l'épanouissement de la puissance et le dépassement de soi, la grande santé de qui ose se créer et dire oui à l'existence. Un eudémonisme transvalué, où la réussite se mesure à la force et à la grandeur, non au confort.
L'homme ne tend pas au bonheur : seul l'Anglais le fait.Crépuscule des idoles, Maximes et traits, 12
Crépuscule des idoles, Maximes et traits · Le Gai Savoir, IV-V · Ainsi parlait Zarathoustra