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Descriptif

Le nœud de l'esprit et du corps

Sur l'axe: L'énigme de la conscience · l'action réciproque de l'esprit et du corps

Ma décision lève mon bras, un verre de vin embrouille ma pensée. Mais si l'esprit n'est pas matériel, comment agit-il sur les muscles ; et si l'ordre physique se suffit à lui-même, le vécu change-t-il quoi que ce soit à ce qui arrive ?

Positions de philosophes

Descartes

Majeur
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90
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Justification

L'argument repose sur un principe : ce que je conçois clairement et distinctement comme pouvant exister à part existe réellement à part, Dieu pouvant le créer ainsi. Or je puis concevoir mon esprit, pure chose pensante (res cogitans), sans rien lui attribuer de corporel, et le corps, pure étendue (res extensa), sans pensée. Mon essence est donc de penser, et l'esprit est réellement distinct du corps, une substance d'une autre nature que le cerveau. Ce dualisme des substances rompt avec l'âme aristotélicienne, forme d'un corps, et libère du même coup la matière pour une physique purement mécaniste ; mais il lègue le problème, que Descartes peinera à résoudre, de leur union et de leur interaction.

Méditations métaphysiques, VI

Majeur
−0.8
Compatibilisme
Justification

Descartes fait de la volonté la faculté infinie de l'âme, ce par quoi nous sommes le plus à l'image de Dieu : c'est elle, et non l'entendement borné, qui peut tout affirmer ou nier. Cette liberté du est l'expérience la plus immédiate que nous ayons de nous-mêmes.

Méditations métaphysiques, IV · Les passions de l'âme, art. 41 et 152

Repères: Descartes · Élisabeth de Bohême

mène à: Liberté de la volonté (Le choix dans l'ordre des causes)