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ObjectionAttaque la positionL'objection d'Élisabeth de Bohême
Si l'esprit n'a ni étendue ni surface, on ne voit pas par quel bout il pourrait pousser un corps, ni comment un corps l'atteindrait.
Objecte à
Élisabeth de Bohême · Correspondance avec Descartes, lettre du 6 mai 1643 · 1643
- Une chose n'en meut une autre qu'en la touchant, ou en agissant sur elle par une force qui a une direction et un point d'application : c'est ainsi que nous comprenons toute action, du choc des billes au signal qui parcourt un nerf.
- Mais un esprit sans étendue n'est nulle part, n'a ni surface ni force : il ne remplit aucune des conditions par lesquelles nous comprenons qu'une chose en modifie une autre.
- Il faudrait donc admettre une action d'un genre entièrement inédit, dont on ne peut rien dire sinon qu'elle a lieu. Ce n'est pas expliquer l'union de l'âme et du corps, c'est lui donner un nom.
- Et l'énigme est double, car l'esprit devrait aussi être atteint par le corps : un coup, une fièvre, un verre de vin changent immédiatement ce que je pense et ce que j'éprouve, comme si la matière avait prise sur ce qui n'en est pas.
Donc Le dualisme sauve l'irréductibilité de l'esprit au prix de son commerce avec le corps : plus l'âme est pure, moins on comprend qu'elle puisse lever un bras.
Résolutions possibles de l'objection
Problème