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ObjectionAttaque le raisonnementL'objection du cerveau divisé
L'unité que le dualisme prend pour la marque d'une substance simple se défait quand on sectionne un cerveau.
Objecte à
Parfit · Reasons and Persons, § 87 (« Divided Minds ») · 1984
- L'argument repose entièrement sur une prémisse : ce qui pense ne se laisse pas partager. Si elle tombe, la distinction entre l'esprit indivisible et le corps divisible tombe avec elle.
- Or on a sectionné, chez des patients épileptiques, le faisceau qui relie les deux hémisphères, ce qu'on appelle un cerveau divisé. Ils vivent ensuite normalement ; mais dans certaines épreuves, une main désigne ce que le sujet affirme ne pas voir, et il invente aussitôt une raison à ce geste. Un même cerveau semble alors abriter deux flux d'expérience qui s'ignorent.
- Le sentiment d'être un ne prouve donc pas qu'on ait affaire à une substance simple : il peut être le produit d'une communication réussie entre des parties, et il se défait quand cette communication est coupée.
- Bien avant ces opérations, la vie mentale montrait ses coutures : ce qui admet des degrés (le sommeil, l'ivresse, la démence), ce qui se dissocie, ce qui se construit par étapes chez l'enfant, ressemble à un assemblage plutôt qu'à un indivisible, et rejoint la question de l'.
Donc L'indivisibilité de l'esprit n'est pas une donnée : c'est une apparence produite par un cerveau intact. La prémisse décisive de l'argument tombe.
Résolutions possibles de l'objection