← Tous les problèmes

Descriptif

Faire ce qu'on veut, ou se gouverner soi-même ?

Sur l'axe: Liberté de la volonté · la loi qu'on se donne

Être libre, est-ce faire ce dont on a envie sur le moment, ou se gouverner soi-même, au risque que celui qui suit tous ses désirs en devienne l'esclave ?

Positions de philosophes

Kant

Majeur
−0.7
Compatibilisme
Justification

La troisième antinomie oppose un sans faille à l'exigence d'une causalité libre, et les deux thèses paraissent également démontrables. Kant la résout par la distinction : le déterminisme régit l'homme comme phénomène, mais rien n'interdit de le penser comme cause au plan nouménal. Le devoir l'exige : « tu dois » implique « tu peux », donc la liberté est un fait de la raison pratique. D'où le rejet explicite du (un misérable subterfuge) ; mais la liberté restant nouménale, jamais constatée dans le monde, le score n'atteint pas l'extrême.

Critique de la raison pure, troisième antinomie · Critique de la raison pratique

10
40
50
Justification

Les inclinations ne sont pas mauvaises en soi, mais elles ne sauraient fonder la valeur morale : une action n'a de prix que faite par devoir, indépendamment de tout penchant. Ce désintéressement moral exige que la volonté se rende autonome à l'égard du désir, agissant au besoin contre lui ; sans prôner l'extinction des inclinations, Kant tient à leur endroit une distance qui penche vers le détachement plus que vers leur tri eudémoniste.

Fondements de la métaphysique des mœurs, I-II · Critique de la raison pratique

Platon

Majeur
0
40
60
Justification

Les appétits forment la partie la plus basse de l'âme et doivent être maîtrisés et réduits sous la conduite de la raison, car l'âme livrée à ses désirs devient « un tonneau percé » que rien ne comble. Platon ne prône pas l'extinction du désir mais sa réorientation : l'éros sublimé devient l'élan qui porte l'âme vers le Beau et le Bien.

Gorgias, 493a-494a · République, IX, 571a-580a

Repères: Kant · Platon

mène à: Rapport au désir (La hiérarchie des désirs)