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ArgumentLa liberté comme cause adéquate
On est d'autant plus libre qu'on comprend ce qui nous détermine.
Soutient Compatibilisme
Spinoza · · 1677
- Un effet peut dépendre de moi de deux façons : ou bien il découle de ma seule nature, et j'en suis la cause adéquate ; ou bien il faut, pour l'expliquer, des forces extérieures que je subis, et je n'en suis que la cause partielle.
- Dans le premier cas je suis actif, et libre d'autant ; dans le second, passif. Or la plupart de nos désirs nous mènent à notre insu : la liberté n'est donc pas tout ou rien, mais une affaire de degré.
- Ce degré ne croît pas en échappant aux causes, mais en les comprenant : sachant pourquoi je désire ce que je désire, j'agis de moi compris, non d'un dehors qui m'agite. Nul pouvoir de faire autrement n'est requis.
Donc Donc on peut être pleinement déterminé et pourtant plus ou moins libre, selon qu'on agit en cause adéquate : la liberté croît avec la connaissance de la nécessité, non avec son abolition.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
Cause adéquate, cause inadéquate
- Je suis cause adéquate quand l'effet s'explique par ma seule nature ; cause inadéquate, ou partielle, quand il faut, pour l'expliquer, faire intervenir autre chose que moi.
- Être actif, c'est produire des effets dont je suis la cause adéquate ; être passif, c'est les subir. Toute la liberté tient dans ce passage de la passivité à l'activité.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Objection