Nécessité ou hasard
Sur l'axe: Liberté de la volonté · un choix
Si nos choix ne sont pas déterminés, en sont-ils plus libres, ou seulement livrés au hasard ? La liberté se réduit-elle à l'absence de cause ?
Justification
Descartes fait de la volonté la faculté infinie de l'âme, ce par quoi nous sommes le plus à l'image de Dieu : c'est elle, et non l'entendement borné, qui peut tout affirmer ou nier. Cette liberté du est l'expérience la plus immédiate que nous ayons de nous-mêmes.
Méditations métaphysiques, IV · Les passions de l'âme, art. 41 et 152
Justification
Si rien n'arrive sans , comment l'acte peut-il rester libre ? Leibniz dénoue la difficulté en distinguant deux nécessités : est absolument nécessaire ce dont le contraire est contradictoire (les vérités de raison) ; n'est qu'hypothétiquement nécessaire ce qui suppose le libre choix divin du meilleur. L'acte humain relève du second cas : il est certain, parce qu'inscrit dans la notion complète de la personne, mais non nécessaire, car son contraire reste logiquement possible. Les motifs inclinent donc sans contraindre, et c'est précisément ce qui sépare Leibniz du nécessitarisme de , où tout découle de Dieu avec une nécessité géométrique. Ce raffiné concilie détermination par les raisons et contingence, d'où une valeur à peine du côté du déterminisme.
Les raisons inclinent sans nécessiter.Essais de théodicée
Essais de théodicée, §43-53 et §288 (incliner sans nécessiter) · Discours de métaphysique, §13 (la notion individuelle enveloppe tout, sans nécessité absolue)