Aurais-je pu agir autrement ?
Sur l'axe: Liberté de la volonté · un choix
On reproche à cet homme un délit qu'il reconnaît, mais son histoire et son cerveau l'y ont poussé : pouvait-il vraiment agir autrement, et si non, en est-il responsable ?
Vous êtes juré. L'homme assis face au tribunal a commis un délit, et il le reconnaît. Mais son avocat plaide : une enfance violente, et une impulsivité que les médecins rattachent à son cerveau, l'ont conduit là ; au fond, dit-il, son client n'aurait pas pu agir autrement. Le procureur réplique que chacun, avec son histoire et ses penchants, répond pourtant de ses actes. Le président se tourne vers vous. Qu'est-ce qui l'emporte, dans votre for intérieur ?
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Justification
L'analyse de l'action volontaire et du (prohairesis) suppose que le principe de l'action est en nous : nous sommes responsables de nos actes, dont nous sommes le principe, ce qui fonde l'éloge, le blâme et la punition. Cette défense de la maîtrise de soi penche vers le , sans thématiser le moderne.
Éthique à Nicomaque, III, 1-5
Justification
La justice distributive suit une égalité proportionnelle (géométrique) : les biens et les honneurs se répartissent selon le mérite de chacun, non en parts égales. Refuser l'égalité arithmétique au profit de la proportion au mérite incline modérément vers le pôle méritocratique, sans absolutiser la propriété.
Éthique à Nicomaque, V, 3 (1131a) ; Politique, III, 9
Repères: Aristote · van Inwagen
mène à: Sens de la peine · Justice distributive (Mérite ou loterie naturelle ?)