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ObjectionL'argument de l'illusion
Ce sentiment de liberté pourrait n'être que l'ignorance de nos causes.
Objecte à
Spinoza · Lettre à Schuller · 1674
- Tout état du monde découle de l'état antérieur selon des lois : c'est l'hypothèse , qui réussit partout ailleurs, de l'astre à la cellule.
- Or mon cerveau, qui délibère, est un fragment de ce monde ; ses états suivent donc, eux aussi, de causes antérieures.
- Le moment vécu du « choix » n'est alors qu'un maillon de cette chaîne : ressenti de l'intérieur, mais déjà engagé avant que j'en décide.
Donc Le sentiment de choisir librement n'est donc pas une preuve de liberté.
Approfondissements
Les expériences de Libet
- Dès les années 1980, Libet observe un « potentiel de préparation » cérébral qui précède de plusieurs centaines de millisecondes la conscience d'avoir décidé.
- Si l'amorce de l'acte précède la décision consciente, le sentiment de « choisir maintenant » arriverait après coup, comme un commentaire de ce qui est déjà engagé.
L'image de la pierre, chez Spinoza
- Spinoza imagine une pierre lancée qui recevrait, le temps de son vol, conscience et pensée. Sentant son mouvement mais ignorant la main qui l'a jetée, elle se croirait libre d'aller où elle va.
- Telle serait notre condition : nous percevons nos désirs et nos décisions, mais non les causes qui les ont produits, et nous prenons cette ignorance pour de la liberté.
Résolutions possibles de l'objection