Rapport à soi· Adversité
Ce qui dépend de nous
Axe: Périmètre d'action — Face au monde, faut-il se concentrer sur ce qui dépend de nous ou chercher à étendre notre maîtrise ?
Certaines choses dépendent de nous, nos jugements et nos volontés, d'autres non, comme la santé, la réputation ou les événements extérieurs. La sagesse consiste à concentrer ses efforts sur les premières et à accueillir les secondes avec équanimité.
Courants 3
Cynismeexplicite
On n'est libre qu'à proportion de ce dont on peut se passer : tout besoin est une prise que le monde, la fortune ou les puissants ont sur nous. Le cynique en tire l' (autosuffisance) comme but, vivre de telle sorte que rien d'extérieur ne soit nécessaire et que nul ne détienne donc rien dont nous dépendions. Quand Alexandre, maître du monde connu, lui offrit d'exaucer n'importe quel souhait, Diogène ne demanda que de s'écarter de son soleil : c'est montrer que l'homme le plus dénué, s'il ne désire rien, est plus invulnérable que le plus puissant des rois, lequel reste à la merci de ce qu'il possède.
Diogène Laërce, Vies, VI, 38
Stoïcismeexplicite
Le est l'acte fondateur : seuls nos jugements, nos désirs et nos impulsions dépendent vraiment de nous, non le corps, la réputation ni la fortune. L'argument est pratique : attacher son bien à ce qui ne dépend pas de nous voue au trouble, tandis que concentrer l'effort sur le seul domaine maîtrisable rend la sérénité invulnérable aux circonstances, jusque dans l'exil ou la prison.
Épictète, Manuel, §1 · Épictète, Entretiens
Taoïsmeexplicite
Le monde suit déjà sa propre : prétendre le redresser par la volonté, la loi ou l'effort calculé, c'est briser cet ordre et engendrer le contraire de ce qu'on vise, comme on ruine une plante en tirant sur ses pousses. De cette observation le taoïsme tire le : non l'inertie, mais une efficacité par épousement plutôt que par contrainte, à l'image de l'eau qui, la plus souple, vient à bout du dur en se pliant à lui. Là où le veut réformer l'homme par l'effort moral et le rituel, le taoïste tient que toute action volontariste aggrave le désordre qu'elle veut corriger : c'est le revers exact d'un de la maîtrise.
Laozi, Dao De Jing (Tao Te King), ch. 43, 78 · Zhuangzi, ch. 6 (Le grand maître vénérable)
Philosophes 8
Diogène de Sinopeexplicite
On n'est libre qu'à proportion de ce dont on peut se passer : tout besoin est une prise que le monde, la fortune ou les puissants ont sur nous. De là l' (autosuffisance) comme but, vivre de telle sorte que rien d'extérieur ne soit nécessaire et que nul ne détienne donc rien dont nous dépendions. Quand Alexandre, maître du monde connu, lui offrit d'exaucer n'importe quel souhait, Diogène ne demanda qu'à ce qu'il s'écartât de son soleil : l'homme le plus dénué, s'il ne désire rien, est plus invulnérable que le plus puissant des rois, lequel reste à la merci de ce qu'il possède. Les stoïciens reprendront plus tard cette opération sous la forme de la du contrôle, mais Diogène la mène par les actes et le dénuement plutôt que par le jugement intérieur, sans en faire une thèse réglée.
Diogène Laërce, Vies, VI, 38
Épictèteexplicite
Le tort de tout malheur, soutient Épictète, est d'attendre son bonheur de choses qui ne sont pas en notre pouvoir. De là le geste premier, qui ouvre le : trier nos affaires en deux classes selon le seul critère de la maîtrise, ce qui relève entièrement de nous (jugements, désirs, aversions) et ce qui n'en relève pas (corps, biens, réputation). La n'est pas une thèse parmi d'autres mais l'opération qui conditionne toute la suite : tout trouble naît d'avoir réclamé une prise sur ce qui nous échappe. Là où les anciens stoïciens parlaient surtout du destin cosmique, Épictète ramène le partage à l'usage concret, ici et maintenant, de ce qui m'appartient en propre.
Manuel, §1 · Entretiens, I, 1
Marc Aurèleexplicite
Reprenant la d', Marc Aurèle ramène sans cesse son esprit au seul domaine maîtrisable : les choses extérieures ne touchent pas l'âme, qui ne se trouble que par le jugement qu'elle y ajoute ; ôte ce jugement, retire le « je suis lésé », et le tort lui-même disparaît.
Pensées pour moi-même, V, 19 · Pensées pour moi-même, VI, 52 · Pensées pour moi-même, VIII, 47
Sénèqueexplicite
Le malheur ne vient pas des choses mais de notre prise sur elles : seul peut nous être arraché ce que nous tenons à tort pour nôtre. De là Sénèque tire la : ne compter pour siens que ses jugements et ses désirs, abandonner la fortune au hasard qui la donne et la reprend. C'est moins une thèse spéculative qu'une consigne pratique, qui rend invulnérable en réduisant la surface qu'il offre aux coups : ce qu'il porte en lui, nulle fortune ne le touche.
Lettres à Lucilius, IX (le sage se suffit à lui-même) · De la constance du sage, V-VI
Laoziexplicite
Contre le volontarisme qui veut plier le cours des choses à un dessein, Laozi observe que l'intervention forcée se retourne contre elle-même : plus on saisit, plus on perd, plus on légifère, plus naissent les voleurs. Le n'est pas la passivité mais l'art d'épouser le des choses, comme l'eau qui contourne l'obstacle sans le combattre : agir sans forcer, et tout s'accomplit. C'est l'envers exact du prométhéisme qui mesure l'homme à sa prise sur le monde.
Dao De Jing, ch. 37 et 48 · Dao De Jing, ch. 57 et 64
Zhuangziexplicite
Le boucher Ding débite un bœuf sans jamais émousser sa lame : il ne tranche pas, il suit les interstices que la bête lui offre, et le couteau passe dans le vide. La parabole donne au son sens le plus concret : non l'inaction, mais l'action si épousée au réel qu'elle cesse d'être un effort. Contre le volontarisme qui plie les choses à un dessein, l'efficace vient de qui n'impose rien et glisse là où la situation cède, comme le nageur des chutes qui « entre avec le tourbillon et sort avec le remous ». Là où tire le non-agir vers l'art de gouverner, Zhuangzi le déploie comme une maîtrise vécue, presque corporelle, du geste juste.
Zhuangzi, ch. 3 (le boucher Ding) · Zhuangzi, ch. 19 (le nageur des chutes)
Afficher les positions inférées (2)
Le Bouddhainférable
Une part décisive de la souffrance vient de notre prétention à maîtriser ce qui échappe : on ne peut commander aux agrégats « qu'ils soient ainsi et non autrement », et vouloir retenir l'impermanent ne fait qu'alimenter la . La sagesse consiste à relâcher cette emprise et à travailler le seul domaine vraiment ouvert à l'effort, son propre esprit, ce qui rapproche Gautama d'une économie du contrôle centrée sur l'intériorité.
Anattalakkhaṇa Sutta, Saṃyutta Nikāya 22.59 (on ne peut commander aux agrégats) · Dhammapada, ch. III (l'esprit)
Socrateinférable
Devant ses juges, Socrate se déclare serein : on peut le tuer ou le bannir, on ne peut pas lui nuire, car le seul mal réel est de rendre son âme mauvaise, et nul ne le peut à sa place. Les biens extérieurs, le corps, la réputation, la vie même, ne sont pas en notre pouvoir et ne sont pas le vrai bien ; la vertu de l'âme, elle, dépend de nous. Les stoïciens bâtiront sur cette intuition leur .
Platon, Apologie, 30c-d (ils peuvent me tuer, non me nuire) · Platon, Apologie, 41c-d
Argument
- De tout ce qui nous arrive, une part seule est vraiment en notre pouvoir : non les événements, ni le corps, ni l'opinion d'autrui, mais l'usage que nous faisons de nos représentations, notre .
- Attacher son bonheur à ce qui ne dépend pas de nous, c'est le confier à ce qui peut nous être ôté : la fortune donne et reprend la santé, les biens, les êtres aimés. Qui y suspend sa paix vit suspendu à ce qu'il ne maîtrise pas.
- Reporter au contraire son effort sur ce qui dépend de nous, c'est bâtir une liberté que rien d'extérieur n'entame : on peut m'enchaîner, me ruiner, me bannir, on ne peut pas me faire juger qu'un mal m'atteint si je n'y consens pas.
Donc Donc concentrer sa vie sur ce qui dépend de soi n'est pas se résigner, c'est conquérir la seule maîtrise qui ne dépende d'aucune circonstance.
Voir la pageObjection
- La range d'un côté nos jugements, de l'autre presque tout le reste : la maladie, la pauvreté, l'injustice, l'ordre social. Tout cela, elle invite à l'accueillir sans en troubler sa paix.
- Or beaucoup de ces « fatalités » n'en sont pas : la maladie recule devant la médecine, la misère devant l'action, l'injustice devant ceux qui la combattent. Les tenir d'avance pour hors de notre pouvoir, c'est parfois se tromper sur ce pouvoir.
- Le risque est alors moral autant que pratique : une sagesse qui apaise en détournant le regard de ce qu'on pourrait corriger ressemble à une consolation pour qui renonce. le résumait d'un trait : les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde, il s'agit de le transformer.
Donc Donc la dichotomie du contrôle, en traçant trop tôt la frontière de l'inévitable, risque de baptiser sagesse ce qui n'est que résignation.
Voir la pageObjection
- Le sage dit ne plus rien désirer de ce qu'il ne maîtrise pas. Mais comment a-t-il appris à ne plus le vouloir ? Souvent en se persuadant que cela ne valait pas d'être voulu.
- C'est le geste du renard de la fable, qui déclare les raisins trop verts parce qu'il ne peut les atteindre. y voyait le ressort d'une morale de la résignation : faute de pouvoir, on érige son impuissance en vertu.
- Si ma sérénité exige de ne désirer que ce que je suis sûr d'obtenir, elle ne grandit qu'à mesure que se rétrécit ce à quoi je tiens. C'est une paix réelle, mais payée d'un appauvrissement de la vie.
Donc Donc la liberté du sage pourrait n'être pas une conquête, mais un renoncement déguisé : la tranquillité de qui a cessé de vouloir, faute de pouvoir.
Voir la pageLe tri du contrôle au quotidienExerciceAttestée · Épictète
ouvrait son manuel par une règle simple : certaines choses dépendent de nous, d'autres non. Ce journal applique cette à vos préoccupations concrètes, pour cesser de vous épuiser sur l'incontrôlable. Aujourd'hui, c'est un outil rapide contre l'anxiété diffuse et le sentiment d'impuissance.
Débloquer les pratiques
Le déroulé pas à pas fait partie de l'accès Premium : une contribution modeste qui soutient et encourage le développement de Philoscopia. Tout le contenu encyclopédique reste gratuit et open source, ceci ouvre seulement les pratiques à mettre en œuvre.
Découvrir l'accès PremiumDéjà débloqué sur un autre appareil ? Connectez-vous pour le restaurer.
Imiter le prudentRègleInspirée d'Aristote
Que ferait, ici, l'homme prudent ? Imiter son discernement jusqu'à le faire sien.
Pour , faire la part des choses ne s'enseigne par aucune règle : la perçoit le juste dans le cas singulier, et on l'apprend d'abord en observant ceux qui la possèdent. L'action droite, dit-il, est celle que déciderait « l'homme prudent ». Cette règle vous donne une boussole vivante plutôt qu'une recette : quand nulle méthode ne tranche, réglez-vous sur le discernement de ceux que vous admirez, jusqu'à finir par juger comme eux.
Débloquer les pratiques
Le déroulé pas à pas fait partie de l'accès Premium : une contribution modeste qui soutient et encourage le développement de Philoscopia. Tout le contenu encyclopédique reste gratuit et open source, ceci ouvre seulement les pratiques à mettre en œuvre.
Découvrir l'accès PremiumDéjà débloqué sur un autre appareil ? Connectez-vous pour le restaurer.
Premeditatio malorum : la prévision des mauxExerciceAttestée · Stoïcisme
Pratiqué par , cet exercice consiste à se représenter calmement, à l'avance, les revers possibles d'une journée ou d'un projet. Loin d'être du pessimisme, il désamorce l'angoisse et entraîne à distinguer ce qui dépend de vous de ce qui n'en dépend pas. Aujourd'hui, il aide à aborder un entretien, un voyage ou une décision difficile sans être paralysé par l'imprévu.
- Choisissez une situation à venir qui vous préoccupe (un rendez-vous, une échéance, une conversation).
- Énumérez par écrit les contretemps plausibles : retard, refus, panne, critique, silence de l'autre.
- Pour chacun, demandez-vous : est-ce que cela dépend de moi ? Notez la part qui relève de vos choix et la part qui ne dépend pas de vous.
- Préparez une réponse concrète pour la part qui dépend de vous, et formulez une phrase d'acceptation pour le reste.
- Refermez l'exercice : vous avez répété l'épreuve, vous pouvez maintenant agir l'esprit plus léger.
Le but est de se préparer, pas de ruminer. Si l'exercice nourrit l'anxiété au lieu de l'apaiser, écourtez-le et concentrez-vous uniquement sur les réponses que vous pouvez préparer.
Le partage du possible et de l'inévitableRègleInspirée de la Prière de la sérénité (Reinhold Niebuhr)
La sérénité d'accepter ce qu'on ne peut changer, le courage de changer ce qui peut l'être, et la sagesse d'en faire la différence.
Une prière fameuse, due au théologien protestant Reinhold Niebuhr, demande « la sérénité d'accepter ce qu'on ne peut changer, le courage de changer ce qui peut l'être, et la sagesse d'en faire la différence ». Indépendamment de son cadre religieux d'origine, on en retient ici la structure du discernement, la des Anciens faite méthode : devant une épreuve, ne pas trancher trop vite entre tout accepter et tout vouloir changer, mais chercher la frontière, cas par cas. Aujourd'hui, cette règle aide quand une difficulté semble tout submerger et qu'on ne sait plus où agir ni où lâcher prise.
Débloquer les pratiques
Le déroulé pas à pas fait partie de l'accès Premium : une contribution modeste qui soutient et encourage le développement de Philoscopia. Tout le contenu encyclopédique reste gratuit et open source, ceci ouvre seulement les pratiques à mettre en œuvre.
Découvrir l'accès PremiumDéjà débloqué sur un autre appareil ? Connectez-vous pour le restaurer.
L'obstacle devient le cheminAttitudeAttestée · Marc Aurèle
Ce qui fait obstacle à l'action sert l'action ; ce qui barre la route devient la route.
rappelait que l'esprit peut convertir en matière d'action ce qui prétend l'entraver : l'empêchement devient l'occasion d'exercer la patience, l'ingéniosité ou la justice. Tenir cette posture, c'est, devant un revers qu'on ne peut défaire, cesser de s'irriter contre lui pour y voir la tâche du moment, et agir sur la part qui dépend de soi. Non pas contourner l'obstacle par déni, mais en faire le terrain même de la vertu.
Débloquer les pratiques
Le déroulé pas à pas fait partie de l'accès Premium : une contribution modeste qui soutient et encourage le développement de Philoscopia. Tout le contenu encyclopédique reste gratuit et open source, ceci ouvre seulement les pratiques à mettre en œuvre.
Découvrir l'accès PremiumDéjà débloqué sur un autre appareil ? Connectez-vous pour le restaurer.
Jeter son gobeletExerciceAttestée · Diogène
Avant d'acquérir, demande-toi si un enfant ne s'en passe pas déjà.
Voyant un enfant boire dans le creux de ses mains, jeta son écuelle, le dernier objet qu'il possédait : un enfant venait de le surpasser en simplicité. L'exercice consiste à repérer, de temps à autre, une possession ou une commodité que l'on croit indispensable, et à s'en passer un moment pour découvrir combien peu est vraiment nécessaire. C'est un entraînement à l', qui desserre notre dépendance aux choses et rend plus libre.
Débloquer les pratiques
Le déroulé pas à pas fait partie de l'accès Premium : une contribution modeste qui soutient et encourage le développement de Philoscopia. Tout le contenu encyclopédique reste gratuit et open source, ceci ouvre seulement les pratiques à mettre en œuvre.
Découvrir l'accès PremiumDéjà débloqué sur un autre appareil ? Connectez-vous pour le restaurer.
La vue d'en hautExerciceAttestée · Stoïcisme, Marc Aurèle
Marc Aurèle s'exerçait à contempler sa vie et ses tracas comme s'il les voyait du haut du ciel, à l'échelle de la nature entière. Cet élargissement du regard rend leur juste taille aux soucis et tempère l'orgueil comme le désespoir. Aujourd'hui, il offre une pause de recul face à un conflit ou une contrariété qui semble tout occuper.
- Asseyez-vous au calme et fermez les yeux. Respirez lentement quelques fois.
- Imaginez que vous vous élevez au-dessus de la pièce, puis de la ville, puis de la Terre vue depuis l'espace.
- De cette hauteur, observez la multitude des vies humaines, les générations passées et à venir, l'immensité du temps.
- Resituez votre souci du moment dans ce tableau : quelle place y occupe-t-il réellement ?
- Redescendez doucement et reprenez votre tâche en gardant cette mesure retrouvée.
Relativiser n'est pas nier. Cet exercice apaise les contrariétés disproportionnées, mais ne doit pas servir à minimiser une souffrance réelle ou une injustice qui appelle une action.
Le wu-wei : l'art de ne pas forcerAttitudeAttestée · Laozi
N'ajoute pas ta force au courant : épouse-le.
Le , le non-agir de , n'est pas l'inaction mais l'art d'agir sans forcer, en sentant le cours déjà présent d'une situation pour l'épouser plutôt que de lutter contre lui. C'est renoncer à vouloir maîtriser ce qui ne dépend pas de vous, et faire confiance à la pente naturelle des choses, leur . Aujourd'hui, cette disposition allège l'épuisement de celui qui veut tout contrôler : on cesse de pousser une porte qui s'ouvre dans l'autre sens, et l'on trouve, dans bien des cas, le geste juste qui demande le moins d'effort.
Débloquer les pratiques
Le déroulé pas à pas fait partie de l'accès Premium : une contribution modeste qui soutient et encourage le développement de Philoscopia. Tout le contenu encyclopédique reste gratuit et open source, ceci ouvre seulement les pratiques à mettre en œuvre.
Découvrir l'accès PremiumDéjà débloqué sur un autre appareil ? Connectez-vous pour le restaurer.
- DescriptifVraiment maître de nos jugements ?
Le stoïcisme range nos jugements du côté de ce qui dépend de nous, mais les choisissons-nous vraiment, ou nos opinions, nos émotions et nos désirs nous sont-ils dictés par le corps, l'histoire et les causes qui nous font ? Si même le dedans nous échappe, la dichotomie tient-elle encore ?
nos jugements - PrescriptifMorale Mise en situationAccepter, ou se résigner ?
Où passe la frontière entre la sérénité devant l'inévitable et la passivité, voire l'excuse commode, devant un tort qu'un effort pourrait redresser ?
un tort subi - DescriptifMon pouvoir, ou notre pouvoir ?
Ce qui ne dépend pas de moi seul, la maladie, l'injustice, le cours du monde, dépend peut-être de nous ensemble : à chercher le pouvoir dans le seul for intérieur, la dichotomie ignore-t-elle l'action collective qui déplace les limites du possible ?
le pouvoir collectif