Vaincre la mort ?
Sur l'axe: La mort · la condition mortelle
Et si la mort n'était plus une fatalité mais une maladie à guérir : devons-nous repousser sans fin nos limites par la technique, ou y a-t-il une sagesse à consentir à notre condition mortelle ?
Justification
Le transhumanisme rompt avec les sagesses de l'acceptation : la mort n'est ni un néant indifférent, comme chez , ni l'horizon qui donnerait son prix à la vie, comme chez , mais le plus grand des dommages et un problème technique. Le vieillissement y est requalifié en maladie guérissable. C'est la révolte portée à son terme : refuser la finitude comme une injustice à combattre, non comme un destin à apprivoiser.
Nous ne tolérerons plus la tyrannie du vieillissement et de la mort.« Lettre à Dame Nature » (1999)
Bostrom, « The Fable of the Dragon-Tyrant » · de Grey, Ending Aging
Justification
Là où le bioconservatisme voit dans la nature humaine une limite à respecter, le transhumanisme tient le corps et l'esprit donnés pour un point de départ contingent, façonné par une évolution aveugle. Rien ne sanctifie cet héritage : empêcher la médecine, la génétique ou l'augmentation cognitive d'étendre nos capacités au nom de la « nature » serait une superstition. L'augmentation n'est que la continuation délibérée de ce que la culture et la technique font depuis toujours.
More, « Transhumanism: Toward a Futurist Philosophy » · Bostrom, « In Defense of Posthuman Dignity »
Repères: Transhumanisme · Jonas · Williams
mène à: Améliorer la nature humaine