L'argument de l'authenticité
C'est en assumant ma mort que je deviens vraiment moi-même.
Soutient
Heidegger · Être et Temps · 1927
- Dans l'affairement quotidien, je vis le plus souvent comme « on » vit : dispersé dans les tâches, les rumeurs et les opinions de tous, je remets à plus tard la question de ce que je veux vraiment.
- La mort, elle, ne se délègue pas : nul ne peut mourir à ma place, et nul ne sait quand. Elle est ma possibilité la plus propre, celle qui m'isole et que rien ne dépasse.
- L'assumer lucidement, au lieu de la fuir, ramène d'un coup à l'essentiel : ce temps fini est le mien, et c'est à moi d'en répondre, ici, maintenant.
Donc Donc regarder la mort en face n'est pas morbide : c'est la condition d'une existence , choisie plutôt que subie.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
Fuir dans le « on »
- remarque que la mort est partout euphémisée : « on meurt », dit-on, comme s'il s'agissait d'un fait anonyme et lointain, jamais de ma mort à moi.
- Cette fuite est rassurante mais coûteuse : en me cachant ma finitude, elle me dérobe aussi l'urgence qui pourrait rendre ma vie vraiment mienne.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve
Objection