Rapport à soi· Corps et viedifficulté
Améliorer la nature humaine
Devons-nous utiliser la technique pour améliorer la nature humaine au-delà du soin ?
Soigner répare ce qui défaille, mais faut-il aller plus loin, et se rendre plus fort, plus intelligent, presque immortel ? Refuser, c'est peut-être accepter des limites et des souffrances qu'on pourrait lever ; accepter, c'est risquer de et de creuser un fossé entre humains augmentés et humains ordinaires. Se positionner, c'est dire ce qui, en nous, doit rester intouchable.
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La nature humaine n'est pas sacrée : c'est un état transitoire que nous avons le droit, et peut-être le devoir, d'améliorer. Grâce aux biotechnologies, nous pourrions accroître nos capacités physiques et cognitives, , et réduire la souffrance.
Explorer cette position →Transhumanismeexplicite
Là où le bioconservatisme voit dans la nature humaine une limite à respecter, le transhumanisme tient le corps et l'esprit donnés pour un point de départ contingent, façonné par une évolution aveugle. Rien ne sanctifie cet héritage : empêcher la médecine, la génétique ou l'augmentation cognitive d'étendre nos capacités au nom de la « nature » serait une superstition. L'augmentation n'est que la continuation délibérée de ce que la culture et la technique font depuis toujours.
More, « Transhumanism: Toward a Futurist Philosophy » · Bostrom, « In Defense of Posthuman Dignity »
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Modifier techniquement la nature humaine est une transgression dangereuse : elle menace la dignité de la personne, l'égalité entre les générations et notre rapport au donné. La fragilité et la finitude ne sont pas des défauts à corriger, mais des conditions du sens de la vie humaine.
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Avec les biotechnologies appliquées à l'homme, le pouvoir technique ne s'exerce plus sur des objets mais sur son propre auteur. s'oppose au clonage humain au nom d'un « droit à l'ignorance » : il redoute que le clone soit enfermé dans l'attente sociale de reproduire une vie déjà connue, sans supposer que l'identité génétique détermine un destin. Il récuse le projet d'abolir la mort ou de prolonger indéfiniment la vie : la mortalité est le prix de la vie et la condition de son renouvellement par la naissance.
Le Principe responsabilité, ch. I · « Laßt uns einen Menschen klonieren », in Technik, Medizin und Ethik (1985) · « The Burden and Blessing of Mortality » (1992)
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Problèmes liés élargir vers d'autres axes
- PrescriptifExistentielleVaincre la mort ?
Et si la mort n'était plus une fatalité mais une maladie à guérir : devons-nous repousser sans fin nos limites par la technique, ou y a-t-il une sagesse à consentir à notre condition mortelle ?
la condition mortelleLa mort - PrescriptifVitaleEn finir avec la souffrance
Faut-il viser l'abolition de toute souffrance, par la cessation spirituelle du désir qui l'engendre ou par une ingénierie qui l'effacerait de nos corps ? Une vie sans nulle douleur serait-elle encore humaine, encore désirable ?
l'existence sensibleSens de la souffrance - PrescriptifMoraleRéparer ou augmenter l'humain
Quand la technique ne transforme plus le monde mais son auteur, soigner glisse vers augmenter : ce seuil est une question à part entière.
le corps humainRapport à la technique