Voir l'axe · La mort

Objection

L'objection de la révolte impuissante

Se révolter contre la mort ne change rien à la mort, et gâte la seule chose qui reste : le présent.

Objecte à

Épictète, Spinoza

  1. La révolte suppose un adversaire qu'on peut fléchir. Or la mort n'est pas une injustice qu'un tribunal réformerait : c'est une loi de la nature, aussi sourde à notre colère que la pluie ou la vieillesse.
  2. Se dresser contre l'inévitable, c'est livrer un combat perdu d'avance. le disait : ce ne sont pas les choses qui nous troublent, mais nos jugements sur elles ; exiger que la nature soit autre qu'elle n'est, c'est se condamner à souffrir.
  3. Pire : à fixer la mort comme un ennemi, on lui laisse dévorer chaque instant présent. Le révolté souffre deux fois, de devoir mourir, et de sa rage de devoir mourir, quand la sagesse serait de consentir pour vivre.

Donc Donc la révolte pourrait n'être qu'une agitation stérile : elle ne recule pas la mort d'une heure, et vole au présent la sérénité qui, seule, en dépend.

Approfondissements
« Un homme libre ne pense à rien moins qu'à la mort »
  1. écrit que « l'homme libre ne pense à rien moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation, non de la mort, mais de la vie ».
  2. Se libérer n'est pas vaincre la mort, mais cesser de la placer au centre : comprendre qu'elle suit de l'ordre des choses désarme la révolte sans rien nier de la vie.
Résolutions possibles de l'objection

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