L'argument de la symétrie
La mort ne peut être un mal, car là où elle est, nous ne sommes plus.
Soutient
Épicure, Lucrèce · Lettre à Ménécée ; De la nature
- Un mal n'est un mal que pour quelqu'un qui l'éprouve : la douleur, la perte, la peur supposent un sujet présent pour les ressentir.
- Or dans la mort, il n'y a plus personne : « tant que nous sommes, la mort n'est pas là ; quand la mort est là, nous ne sommes plus ». Il n'y a donc nul sujet à qui elle puisse nuire.
- ajoute une symétrie : l'éternité qui a précédé notre naissance ne nous afflige pas ; pourquoi celle qui suivra notre mort, qui lui ressemble en tout, nous effraierait-elle ?
Donc Donc craindre la mort est sans objet : s'en délivrer permet de jouir sereinement de la vie présente.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
« La mort n'est rien pour nous »
- Épicure écrit à Ménécée que se familiariser avec l'idée que la mort n'est rien pour nous rend la vie mortelle joyeuse, non en ajoutant un temps infini, mais en ôtant le désir d'immortalité.
- Le sage ne redoute donc pas de ne plus vivre, comme il ne souffre pas de n'avoir pas vécu plus tôt : c'est le même néant, indifférent dans les deux sens.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve
Objection
Défendu par