La révolte lucide
Consentir à la mort, c'est bénir l'inacceptable ; la seule attitude digne d'une conscience qui aime la vie est de la refuser.
Soutient
Simone de Beauvoir, Camus · Une mort très douce ; Le Mythe de Sisyphe
- Rien ne rend la mort acceptable : elle anéantit un être unique, sans retour ni réparation. , au chevet de sa mère mourante, refuse le mot qui console : « il n'y a pas de mort naturelle », toute mort est une violence indue, même lorsqu'on la sait venir et qu'on y consent.
- Les sagesses de l'acceptation, en la disant « rien », « passage » ou « cours de la nature », lui donnent raison d'avance : elles apaisent le mourant en désarmant sa protestation. Mais s'accorder à ce qui nous nie, c'est trahir ce que la vie a d'irremplaçable.
- La réponse d'une conscience lucide n'est donc ni l'illusion ni la résignation, mais la : avec , garder les yeux ouverts sur le scandale et refuser de s'y réconcilier, du refus intérieur qui ne bénit rien jusqu'au combat concret pour reculer la mort.
Donc Donc refuser la mort n'est pas la nier : c'est la seule fidélité possible à la vie qu'elle menace, le « non » qui donne sa forme à notre « oui ».
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
La révolte ne vise pas à vaincre
- distingue la révolte du désespoir comme de l'espérance : le révolté ne croit pas vaincre la mort, mais il refuse de s'incliner devant elle. « Vivre, c'est faire vivre l'absurde », et le faire vivre, « c'est d'abord le regarder ».
- Sa dignité est là : non dans une victoire impossible, mais dans une tension maintenue, une lucidité qui ne cède ni à la consolation ni à l'abdication.
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Mise à l'épreuve
Problème