L'objection du primat de la mort
Ce n'est pas la mort, mais la vie et les autres, qui nous rendent à nous-mêmes.
Objecte à
Emmanuel Levinas · Totalité et Infini · 1961
- Que la pensée de la fin puisse réveiller une existence assoupie, soit. Mais elle n'a pas ce pouvoir à elle seule : un amour, une vocation, la venue d'un enfant nous tirent tout autant de l'indifférence et nous mettent en demeure de répondre.
- va plus loin : ce qui m'appelle vraiment hors de moi, c'est le visage d'autrui, sa fragilité qui me rend responsable, et non ma mort, la plus solitaire et la plus muette des relations.
- À faire de la seule mort la source de l', on risque l'inverse du but recherché : un repli sur sa propre fin, là où c'est peut-être l'attention au monde qui ouvre une vie.
Donc Donc rien n'oblige à prendre la mort pour seul maître : la vie a d'autres voies, peut-être plus sûres, pour nous rendre à nous-mêmes.
Approfondissements
Le visage plutôt que la mort
- Pour , la philosophie de l'être-pour-la-mort reste centrée sur soi : même angoissée, elle me ramène à ma propre existence.
- La vraie sortie de soi vient d'autrui, dont l'appel me précède et me déborde : je me découvre responsable avant même de l'avoir choisi.
Résolutions possibles de l'objection
Conteste
Problème