Survivre dans ses œuvres
Sur l'axe: La mort · ce qui nous survit
À défaut d'une survie de l'âme, se prolonger dans ce qu'on laisse, des enfants, une œuvre, une trace dans les mémoires : vraie victoire sur la mort, ou consolation qui ne nous concerne plus une fois disparus ?
Justification
Le ne pose pas la survie, il l'argumente, par quatre preuves enchaînées : la génération des contraires, l' qui suppose une connaissance antérieure à la naissance, l'affinité de l'âme avec l'intelligible simple et indestructible, enfin l'argument de l'essence, l'âme portant en elle la vie ne pouvant admettre son contraire. Le raisonnement s'appuie sur le de l'âme et du corps : ce qui est simple ne se décompose pas, donc ne périt pas. La mort cesse alors d'être un anéantissement pour devenir le passage de l'âme vers l'intelligible, et la philosophie elle-même, comme détachement du corps, en est l'apprentissage anticipé.
Ceux qui s'attachent droitement à la philosophie s'exercent à mourir.Phédon, 67e
Phédon, 64a, 102a-107b · République, X, 614a-621d (mythe d'Er)
Repères: Platon (Diotime) · Unamuno · Arendt