Voir l'axe · La mort

Objection

L'objection de l'angoisse

Un argument, même juste, ne suffit pas à dissiper la peur de mourir.

Objecte à

Heidegger

  1. L'argument épicurien traite la peur de la mort comme une erreur de raisonnement : qui comprend que « la mort n'est rien pour nous » devrait la voir s'évanouir d'elle-même.
  2. Mais cette peur n'est pas une simple opinion : c'est l'attachement du vivant à sa propre existence, plus ancien que tout raisonnement et plus obstiné que lui. On peut accorder la conclusion et trembler encore.
  3. L'expérience le confirme : nul ne contemple sa disparition comme une vérité de géométrie. Ce que l'on redoute n'est pas un état pénible, c'est de ne plus être du tout, et nulle démonstration n'a prise sur ce vertige.

Donc Donc la sérénité promise pourrait n'être qu'une victoire de mots : l' raisonnée laisse parfois intacte l'angoisse qu'elle prétend guérir.

Approfondissements
Peur et angoisse
  1. On distingue la peur, qui a toujours un objet que l'on peut affronter ou fuir, et l'angoisse, qui n'en a pas : devant la mort, ce n'est rien de précis que l'on craint, mais le pur « ne plus être ».
  2. C'est pourquoi un argument, qui s'adresse toujours à un objet, manque l'angoisse : il réfute une raison de craindre, là où il faudrait apaiser un rapport à soi tout entier.
Résolutions possibles de l'objection

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