Le soupçon du ressentiment
La révolte contre la mort pourrait n'être qu'une vengeance contre la vie même, déguisée en amour de la vie.
Objecte à
Nietzsche · Ainsi parlait Zarathoustra ; Le Gai Savoir
- voyait dans la révolte contre le temps et l'irréversible « l'esprit de vengeance » : le refus rancunier de ce qui fut et de ce qui doit finir. Se révolter contre la mort, ce serait en vouloir à l'existence de sa condition même.
- Or la mortalité ne se détache pas du reste : c'est la même finitude qui borne nos jours et qui leur donne leur saveur, leur urgence, leur poids. Dire non à la mort, c'est dire non à la vie telle qu'elle est, la seule qui soit.
- Le refus prend alors le visage de ce qu'il combattait : non plus un amour de la vie, mais une rancune contre elle. La force, dit Nietzsche, n'est pas de maudire ce qui finit, mais de l'aimer au point de le vouloir éternellement : c'est l'.
Donc Donc votre révolte demande à s'examiner : est-elle le comble de l'amour de vivre, ou un contre la vie qui, à force de refuser la mort, refuse aussi le prix qu'elle donne aux jours ?
Approfondissements
Voudriez-vous cette vie une infinité de fois ?
- propose une épreuve : un démon t'annonce que tu revivras cette vie, dans le moindre détail, un nombre infini de fois. Le maudirais-tu, ou serait-ce « le plus divin » que tu aies jamais entendu ?
- Celui qui pourrait vouloir l'éternel retour n'a plus rien à refuser, la mort comprise : il a fait de la finitude non un scandale, mais la forme même de son consentement à vivre.
Résolutions possibles de l'objection
Conteste
Problème