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PrescriptifPolitique et droit

Libéré malgré soi

Sur l'axe: Liberté politique · la contrainte bienveillante

De la ceinture de sécurité à l'école obligatoire, jusqu'au toxicomane qu'on sèvre contre son gré : la contrainte peut-elle rendre libre ? Et si l'on peut invoquer ma volonté « véritable » contre celle que j'exprime, qui décide laquelle est la mienne ?

Positions de philosophes

Rousseau

Majeur
5
80
15
0
Justification

La liberté n'est pas l'absence d'entrave ni le droit de tout faire, mais l'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite : une liberté positive, l'autonomie du citoyen. L'homme civil échange son indépendance naturelle contre la liberté morale, seule qui le rende vraiment maître de lui. C'est pourquoi celui qui refuse d'obéir à la , écrit Rousseau dans une formule redoutable, sera « forcé d'être libre ».

L'impulsion du seul appétit est esclavage, et l'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté.Du contrat social, I, 8

Rousseau, Du contrat social, I, 7-8

Mill

Majeur
80
10
0
10
Justification

Le principe de De la liberté est négatif : le seul motif légitime de contraindre un individu est d'empêcher qu'il ne nuise à autrui. Sur lui-même, sur son corps et son esprit, chacun est souverain. La liberté se mesure à l'espace soustrait à l'interférence.

De la liberté, ch. I

inférable
+0.4
Justification

Maximiser le bonheur général expose à une exigence morale potentiellement très lourde, puisque toute action peut être pesée à l'aune du plus grand bien. Mill tempère pourtant ce maximalisme : la conduite quotidienne se règle sur des règles secondaires éprouvées, et il n'attend pas de chacun le mobile constant du bien universel, mais seulement qu'il ne nuise pas et contribue à l'occasion.

L'Utilitarisme, ch. 2 (les règles secondaires et le mobile des actions)

Repères: Rousseau · Mill · Berlin

mène à: Exigence morale (Entre adultes consentants)