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ArgumentL'argument du pluralisme des fins
Être libre, c'est n'être pas empêché : toute définition plus riche de la liberté ouvre la porte à la contrainte exercée en son nom.
Soutient
Berlin · « Deux concepts de liberté » · 1958
- Les fins humaines sont plurielles et souvent incompatibles : la sainteté, la création, la réussite, le plaisir ou le service des autres ne se laissent ni classer ni combiner en une seule vie bonne.
- Nul tiers, État, majorité ou sage, ne peut se prévaloir d'un savoir supérieur sur la fin que je devrais poursuivre : présumer le contraire, c'est déjà du .
- Toute définition plus « riche » de la liberté (, réaliser son vrai moi, vivre vertueusement) incorpore une conception particulière de la vie bonne : elle rend donc possible de déclarer « non libre » celui qui vit autrement, et de le contraindre au nom de sa propre liberté, pente que l'histoire a dévalée plus d'une fois.
- La définition est celle qui préjuge le moins des fins : est libre celui qu'autrui n'empêche pas d'agir selon ses propres choix. Elle suppose seulement qu'on tienne à cette latitude, non une conception de la vie bonne.
Donc Être libre, c'est n'être pas entravé par autrui : la société doit garantir à chacun son périmètre, non prescrire l'usage qu'il en fait.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
Les « expériences de vie »
- Nul ne sait d'avance quelles vies valent d'être vécues : défend la diversité des « expériences de vie » comme le seul chemin de découverte, à la manière dont la science a besoin de la diversité des hypothèses.
- Interdire une manière de vivre qui ne lèse personne d'autre, c'est donc fermer une expérience dont tous, y compris ses adversaires, auraient pu apprendre.
Donc La pluralité protégée des manières de vivre est une condition du progrès de tous.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve
Problème