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ArgumentL'argument de la loi qu'on se prescrit
Être libre, c'est être l'auteur de sa vie et des règles qu'on suit, et non pas seulement n'être pas gêné.
Soutient
Rousseau · Du contrat social, I, 8 · 1762
- On peut n'être soumis à aucune entrave et pourtant être mené de bout en bout : par ses impulsions, par la mode, par l'opinion. Personne ne dira d'une telle personne qu'elle se gouverne elle-même.
- Ce qui lui manque n'est pas un espace plus grand, mais la maîtrise : agir selon des raisons et des règles qu'elle reconnaît pour siennes après examen.
- La même exigence vaut dans la cité, où il y a de toute façon des règles communes : celui qui ne prend aucune part à leur formation les subit comme une volonté étrangère, si légères qu'elles pèsent.
- Prendre part à l'élaboration des lois, non pour y faire prévaloir son intérêt mais pour chercher avec les autres une règle bonne pour tous (la ), change la nature de l'obéissance : obéir à la loi qu'on s'est prescrite, ce n'est plus obéir à un autre.
Donc Est libre celui qui est l'auteur, et non le simple sujet, des règles qu'il suit, dans sa vie comme dans sa cité.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
La liberté morale, chez Rousseau
- distingue la liberté naturelle, faire ce qui me tente, de la liberté morale : l'impulsion du seul appétit est esclavage, et l'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté.
- Seule la vie sous des règles qu'on a examinées et faites siennes rend « maître de soi » : la cité n'est pas une gêne pour cette liberté, elle en est l'école.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve