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ObjectionAttaque la positionL'objection du moi véritable
Si la liberté est l'obéissance à ma volonté « véritable », un autre peut prétendre la connaître mieux que moi, et me contraindre au nom de ma liberté.
Objecte à
Berlin · « Deux concepts de liberté » · 1958
- La , dans les versions que vise l'objection, distingue en chacun deux volontés : celle qui s'exprime, et une volonté « véritable » (rationnelle, supérieure) qu'il s'agirait de faire régner.
- Dès que ces deux volontés peuvent diverger, quelqu'un doit dire où est la vraie : et rien n'empêche qu'un tiers, parti, État ou majorité, s'en déclare meilleur juge que moi.
- Contraindre alors ma volonté exprimée ne compte plus comme une oppression, mais comme une libération : la formule de , on le forcera d'être libre, pensée pour l'obéissance à la , cesse d'être un paradoxe et devient un programme entre d'autres mains.
- Une définition de la liberté qui permet de décrire la coercition comme une libération a perdu ce que toute conception de la liberté doit garder : que ma volonté effective compte.
Donc La liberté comme gouvernement du « vrai moi » ouvre la porte à une tyrannie exercée au nom de la liberté : toute définition de ce type porte la charge de montrer ce qui barre cette pente, et tant qu'elle ne le montre pas, elle ne peut servir de définition, quelle que soit la valeur de l'idéal d'autonomie.
Résolutions possibles de l'objection
Problème