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ObjectionAttaque le raisonnementL'objection de la liberté et de sa sûreté
La non-domination confond la liberté avec sa garantie : l'exposition à un pouvoir n'ôte rien à ce qu'on peut faire, elle rend seulement la liberté précaire.
Objecte à
Paley · Principes de philosophie morale et politique · 1785
- Distinguons ce que je peux faire aujourd'hui et la solidité de ce pouvoir demain : une chose est d'être libre, une autre d'être assuré de le rester.
- L'esclave du bon maître peut, aujourd'hui, agir à sa guise sur tout le champ laissé ouvert : ce qui lui manque est la certitude que ce champ restera ouvert, c'est-à-dire la sûreté, non l'étendue, de sa liberté.
- L'autocensure du dépendant montre le coût pratique de la dépendance ; pour le décrire, nul besoin d'une autre définition : la simple probabilité d'une ingérence réduit la liberté sur laquelle on peut compter, et c'est bien en termes d'ingérence attendue qu'on la mesure.
- On répondra que seul domine le pouvoir arbitraire, non contrôlé ; mais alors le désaccord devient affaire de degré : plus un pouvoir est encadré, moins l'ingérence est probable, et la « domination » se laisse mesurer en risque d'ingérence, sans nouveau concept.
Donc La dépendance rend la liberté fragile et précieuse à garantir ; elle ne change pas ce qu'être libre veut dire.
Résolutions possibles de l'objection
Conteste