Voir l'axe · Liberté politique

ObjectionAttaque le raisonnement

L'objection de la liberté et de sa sûreté

La non-domination confond la liberté avec sa garantie : l'exposition à un pouvoir n'ôte rien à ce qu'on peut faire, elle rend seulement la liberté précaire.

Objecte à

Paley · Principes de philosophie morale et politique · 1785

  1. Distinguons ce que je peux faire aujourd'hui et la solidité de ce pouvoir demain : une chose est d'être libre, une autre d'être assuré de le rester.
  2. L'esclave du bon maître peut, aujourd'hui, agir à sa guise sur tout le champ laissé ouvert : ce qui lui manque est la certitude que ce champ restera ouvert, c'est-à-dire la sûreté, non l'étendue, de sa liberté.
  3. L'autocensure du dépendant montre le coût pratique de la dépendance ; pour le décrire, nul besoin d'une autre définition : la simple probabilité d'une ingérence réduit la liberté sur laquelle on peut compter, et c'est bien en termes d'ingérence attendue qu'on la mesure.
  4. On répondra que seul domine le pouvoir arbitraire, non contrôlé ; mais alors le désaccord devient affaire de degré : plus un pouvoir est encadré, moins l'ingérence est probable, et la « domination » se laisse mesurer en risque d'ingérence, sans nouveau concept.

Donc La dépendance rend la liberté fragile et précieuse à garantir ; elle ne change pas ce qu'être libre veut dire.

Résolutions possibles de l'objection

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