L'art dit-il le vrai ?
Sur l'axe: Place de la science · l'œuvre d'art
La tragédie, le roman, le poème découvrent-ils, sur la condition humaine, des vérités qu'aucun énoncé scientifique ne saurait formuler, ou n'offrent-ils qu'un agrément sans valeur de connaissance ?
Justification
Dans , la science moderne devient « recherche » : elle délimite son domaine en constituant les phénomènes comme objets selon un projet préalable, la nature comme ensemble calculable de mouvements. relève qu'elle ne veut rien savoir du néant, et qu'elle ne pense pas, au sens qu'il donne à ce mot : non par défaut, mais parce qu'elle ne détermine pas, par ses seuls procédés, les présupposés ontologiques qui constituent son domaine. Contre ce monopole, et les commentaires de Hölderlin font de l'œuvre et de la parole poétique des voies d'accès à l'être. Cet élargissement ne vaut pas pour toute méthode ni pour tout savoir : il privilégie la pensée et la poésie.
La science ne pense pas.Qu'appelle-t-on penser ?, cours 1951-1952
L'Époque des conceptions du monde (conférence 1938, publ. 1950) · Qu'est-ce que la métaphysique ? (1929) · Qu'appelle-t-on penser ? (cours 1951-1952, publ. 1954)
Justification
La science n'a pas le monopole du vrai : à tout ramener à la mesure et au calcul, elle manque le vivant, le singulier et le sens, que la poésie, le mythe et l'intuition saisissent mieux qu'elle. Le romantisme conteste la prétention des à ériger le savoir scientifique en modèle de toute connaissance, et réhabilite des voies d'accès au réel que la raison calculante avait disqualifiées.
Novalis, Les Disciples à Saïs · Schelling, Idées pour une philosophie de la nature
Repères: Nietzsche · Heidegger · le romantisme