Voir l'axe · Place de la science

Argument

L'argument de la réussite

Là où toute autre approche s'enlise dans des désaccords sans fin, la science converge et prédit : c'est qu'elle seule soumet ses énoncés au verdict des faits.

Soutient

Comte ·

  1. Le partage entre savoir et simple opinion tient à un point : un savoir peut être corrigé par autre chose que nos désirs, par une épreuve indépendante de qui le tient.
  2. Or aucune démarche n'institue cette épreuve aussi systématiquement que la méthode scientifique : elle expose ses énoncés à l'expérience publique et rejette ce qui échoue. Là où elle s'applique, les désaccords se résorbent et les prédictions réussissent, comme aucune théologie ni métaphysique n'y est parvenue.
  3. Les prétendues « autres voies » — intuition, révélation, tradition — ou bien ne disent rien qu'une épreuve puisse trancher, ou bien, quand elles le font, ont toujours fini par reculer devant la science : les astres, la maladie, l'esprit.

Donc Donc la science n'est pas une source parmi d'autres mais la mesure même du savoir : toute question qui admet une réponse finira par recevoir la sienne.

À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?

Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
La loi des trois états
  1. L'humanité passe, dit , de l'explication théologique, qui invoque des dieux, à la métaphysique, qui invoque des essences cachées, puis à l'état « positif » où l'on renonce aux causes dernières pour les lois que l'observation établit.
  2. Chaque domaine, en mûrissant, suit ce chemin et quitte la spéculation pour la science : la physique, la chimie, la biologie l'ont fait ; les affaires humaines elles-mêmes doivent le faire.

À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?

Pas du tout
Tout à fait