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ArgumentL'argument de la réussite
Là où toute autre approche s'enlise dans des désaccords sans fin, la science converge et prédit : c'est qu'elle seule soumet ses énoncés au verdict des faits.
Soutient
Comte ·
- Le partage entre savoir et simple opinion tient à un point : un savoir peut être corrigé par autre chose que nos désirs, par une épreuve indépendante de qui le tient.
- Or aucune démarche n'institue cette épreuve aussi systématiquement que la méthode scientifique : elle expose ses énoncés à l'expérience publique et rejette ce qui échoue. Là où elle s'applique, les désaccords se résorbent et les prédictions réussissent, comme aucune théologie ni métaphysique n'y est parvenue.
- Les prétendues « autres voies » — intuition, révélation, tradition — ou bien ne disent rien qu'une épreuve puisse trancher, ou bien, quand elles le font, ont toujours fini par reculer devant la science : les astres, la maladie, l'esprit.
Donc Donc la science n'est pas une source parmi d'autres mais la mesure même du savoir : toute question qui admet une réponse finira par recevoir la sienne.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
La loi des trois états
- L'humanité passe, dit , de l'explication théologique, qui invoque des dieux, à la métaphysique, qui invoque des essences cachées, puis à l'état « positif » où l'on renonce aux causes dernières pour les lois que l'observation établit.
- Chaque domaine, en mûrissant, suit ce chemin et quitte la spéculation pour la science : la physique, la chimie, la biologie l'ont fait ; les affaires humaines elles-mêmes doivent le faire.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve
Objection