Si l'on pouvait défaire
Sur l'axe: Rapport au passé · une épreuve
S'il était possible d'effacer une épreuve, faudrait-il le faire, sachant qu'elle a fait celui qu'on est devenu ? Refuser son passé, est-ce au fond vouloir être un autre ?
Justification
L' fonctionne comme une épreuve : si un démon t'annonçait que tu revivras cette vie à l'identique, infiniment, le maudirais-tu, ou serait-ce ta plus grande joie ? Dire oui à chaque instant, c'est l' : non la résignation de , mais l'affirmation la plus haute, aimer le nécessaire au point d'en vouloir le retour éternel.
Ma formule pour la grandeur de l'homme est amor fati : ne rien vouloir d'autre que ce qui est, ni en avant, ni en arrière, ni dans toute l'éternité.Ecce Homo, « Pourquoi je suis si avisé », §10
Ecce Homo, « Pourquoi je suis si avisé », §10 · Le Gai Savoir, §276 et §341
Les philosophes positionnés sur l'axe « Rapport au passé », au fil du temps. Survolez un point pour lire son nom.
Repères de ce problème
Repères: Nietzsche