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Descriptif

Prouver Dieu par l'idée seule

Sur l'axe: Existence de Dieu · Dieu

Peut-on, à partir de la seule idée d'un être parfait, conclure qu'il existe nécessairement, ou l'existence ne se déduit-elle jamais d'un concept ?

Positions de philosophes

Descartes

Majeur
−0.9
Agnosticisme (Huxley)
Justification

Le cogito n'assure d'abord que ma propre existence : tant qu'un malin génie pourrait me tromper jusque dans mes évidences, le doute n'est pas vaincu. Prouver Dieu devient donc la pièce maîtresse du système. Descartes en donne deux preuves : l'idée d'infini présente en moi, qui ne peut venir d'un être fini, exige une cause infinie (Méditation III) ; et l'existence appartient à l'essence de l'être parfait comme l'égalité des angles à celle du triangle, preuve ontologique (Méditation V). Or un Dieu parfait ne saurait être trompeur, la tromperie marquant un défaut : sa véracité garantit donc que ce que je conçois clairement et distinctement est vrai. Loin du simple théisme reçu, la position est la clé de voûte qui lève le doute et fonde toute la science.

Méditations métaphysiques, III et V · Discours de la méthode, IV

Kant

Majeur
−0.4
Agnosticisme (Huxley)
Justification

Puisque toute connaissance est bornée aux phénomènes, Dieu, qui n'en est pas un, échappe à la preuve : Kant démonte une à une les preuves de l'existence de Dieu (ontologique, cosmologique, physico-théologique), la première ratant le passage du concept à l'existence. Mais ce qui est interdit au savoir est requis par la morale : sans Dieu ni immortalité, l'accord de la vertu et du bonheur (le souverain bien) resterait impensable. Dieu revient donc comme postulat de la raison pratique, objet d'une foi rationnelle et non d'un savoir, ce qui justifie un théisme modéré plutôt qu'affirmé.

Critique de la raison pure, « Idéal transcendantal » · Critique de la raison pratique, Dialectique

Repères: Anselme · Descartes · Kant