La toute-puissance et le bien
Sur l'axe: La source de la morale · la volonté de Dieu
Si Dieu est tout-puissant, le bien dépend-il de sa volonté au point qu'il aurait pu commander autre chose ? Descartes l'ose pour les vérités éternelles, Ockham pour certains préceptes de la loi morale, et l'arbitraire menace.
Justification
Le cogito n'assure d'abord que ma propre existence : tant qu'un malin génie pourrait me tromper jusque dans mes évidences, le doute n'est pas vaincu. Prouver Dieu devient donc la pièce maîtresse du système. Descartes en donne deux preuves : l'idée d'infini présente en moi, qui ne peut venir d'un être fini, exige une cause infinie (Méditation III) ; et l'existence appartient à l'essence de l'être parfait comme l'égalité des angles à celle du triangle, preuve ontologique (Méditation V). Or un Dieu parfait ne saurait être trompeur, la tromperie marquant un défaut : sa véracité garantit donc que ce que je conçois clairement et distinctement est vrai. Loin du simple théisme reçu, la position est la clé de voûte qui lève le doute et fonde toute la science.
Méditations métaphysiques, III et V · Discours de la méthode, IV
Repères: Descartes · Ockham
mène à: Existence de Dieu