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Rapport aux autres· Pouvoir et justiceOpinion commune

Guerre juste

Axe: La violence — La violence peut-elle être légitime ?

La violence est un mal, mais un mal parfois nécessaire pour empêcher un mal plus grand : défendre les innocents, repousser l'agression. Elle ne peut être que l'exception, enserrée dans des conditions strictes : cause juste, autorité légitime, dernier recours, proportion des moyens, protection des non-combattants.

Qui défend cette position

Courants 1

Mohismeexplicite

La guerre d'agression est le plus grand des crimes : celui qu'on punit pour avoir volé un cochon, on le loue pour avoir pillé un royaume. Mais les mohistes ne sont pas pacifistes au sens strict : ils se mettent au service des villes attaquées et deviennent des spécialistes de la fortification.

Mozi, ch. 17-19 (« Contre l'agression ») · Mozi, ch. 50 (« Gongshu ») et chapitres sur la défense des villes

Philosophes 1

Thomas d'Aquinexplicite

La Somme systématise la guerre juste en trois conditions : l'autorité du prince (nul particulier ne peut déclarer la guerre), la cause juste (punir une faute, repousser l'injustice) et l'intention droite (viser le bien et la paix, non la vengeance ou la cupidité). La force n'est pas mauvaise en soi : elle est un instrument de la justice quand ces conditions sont réunies, comme le glaive remis au pouvoir public.

Somme théologique, II-II, q. 40 · Somme théologique, II-II, q. 64, a. 7 (légitime défense, double effet)

Personnages 2

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Theo Faroninférable

Theo ne prend jamais part aux combats et traverse la guerre sans arme à feu. Mais il n'est pas pacifiste : Il refuse la force comme moyen d'une cause et ne l'admet que pour défendre une vie menacée, ce qui le rapproche de la guerre juste, avec une nette préférence pour l'évitement.

L'embuscade sur la route · La confrontation avec Syd · La bataille de Bexhill et l'immeuble assiégé

Ulysseinférable

La violence, chez Ulysse, se veut toujours commandée par une fin et légitimée par un tort : le cheval de bois emporte une guerre juste à ses yeux ; son retour affronte des prétendants qui ont violé l', dilapidé ses biens et courtisé sa femme. Il n'exalte pas la force pour elle-même, à la façon d'un : il en use comme instrument, quand la ruse ne suffit plus, au service d'un droit qu'il estime bafoué. Reste que la rigueur impitoyable de sa vengeance excède la mesure d'un simple droit rétabli, et que le poème laisse affleurer la difficulté d'une justice qui verse dans la violence.

Odyssée, VIII (le cheval de bois) · Odyssée, XXII (l'affrontement final avec les prétendants)