← Revenir à l'axe

Rapport aux autres· Pouvoir et justice

La force, instrument du politique

Axe: La violenceLa violence peut-elle être légitime ?

Le politique ne se moralise pas : tout ordre repose en dernier ressort sur la contrainte, et l'État se définit par . La question n'est pas de savoir si la force est bonne, mais si elle est employée à propos : qui gouverne doit savoir en user, avec économie et lucidité, sous peine de livrer la cité au chaos ou à plus violent que soi.

Qui défend cette position

Philosophes 1

Machiavelexplicite

La cruauté n'est pas louée en soi : elle se juge à son emploi. Bien usées sont celles qu'on inflige d'un seul coup, par nécessité de se garantir, puis qu'on convertit au plus grand bien des sujets ; mal usées, celles qui croissent avec le temps. Les offenses se font toutes ensemble, les bienfaits se distillent ; et comme l'amour tient à un lien que les hommes rompent à leur avantage, tandis que la crainte tient à la peur du châtiment, il est plus sûr d'être craint qu'aimé, pourvu qu'on évite d'être haï.

Le Prince, chap. VIII (Agathocle) · Le Prince, chap. VII (César Borgia, Remirro de Orco) · Le Prince, chap. XVII (être craint ou aimé)

Personnages 1

Afficher les positions inférées (1)
Calliclèsinférable

Puisque la nature donne au fort le droit de prendre, la contrainte et la conquête ne sont pas un mal à contenir mais l'expression normale de l'ordre : le vers de Pindare et l'exemple de Xerxès marchant sur la Grèce lui servent à légitimer la force comme fondement du droit. La violence du puissant n'a pas à se justifier devant une morale : elle est la justice même.

Platon, Gorgias, 483d-484b