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Rapport aux autres· Morale

Biocentrisme

Axe: Cercle moralEnvers qui avons-nous des devoirs moraux ?

Tout être vivant, sensible ou non, possède une valeur propre : plantes, insectes, micro-organismes compris. L'éthique repose sur le respect de la vie en tant que telle, chaque organisme poursuivant son propre bien à sa manière.

Arguments et objections
ArgumentLe respect de la vieTout organisme, sensible ou non, poursuit son propre bien ; et avoir un bien propre ne suppose pas de le ressentir. Ce qui a un bien propre a une valeur qui n'est pas seulement d'usage : le cercle moral s'étend donc à tout le vivant.
  1. Tout organisme, plante, insecte ou microbe, est orienté vers son propre bien : il croît, se nourrit, se défend, se reproduit, comme si sa vie était pour lui une fin.
  2. Avoir un bien propre, ce n'est pas le ressentir : la plante ne sent rien, mais il y a des choses qui lui sont bonnes ou nuisibles, un accomplissement qui est le sien.
  3. Or ce qui a un bien propre a une valeur qui n'est pas seulement notre valeur d'usage : le réduire à un moyen, c'est mépriser la fin qu'il est pour lui-même.

Donc Donc le cercle moral s'étend à tout le vivant : non que toutes les vies se vaillent en toute circonstance, mais qu'aucune n'est un simple matériau, et que détruire une vie demande toujours une raison.

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ObjectionAttaque la positionUn bien, mais pour qui ?Le biocentrisme accorde une valeur à tout ce qui poursuit son bien. Mais « poursuivre un bien » peut n'être qu'une image, comme l'horloge qui « veut » donner l'heure : un intérêt véritable suppose un sujet capable de ressentir son sort, faute de quoi le respect n'a plus de destinataire.
  1. Le biocentrisme accorde une valeur propre à tout ce qui poursuit son bien, sensible ou non.
  2. Mais « poursuivre un bien » se dit en deux sens : une horloge « veut » donner l'heure, un virus « veut » se répliquer, sans que rien n'importe à personne. Un intérêt véritable suppose un sujet à qui son sort peut faire quelque chose.
  3. Sans sensibilité, nul point de vue depuis lequel vivre ou mourir soit bon ou mauvais pour l'organisme : on peut le détruire, on ne le lèse pas ; le « respect » n'a plus de destinataire.

Donc Donc la valeur morale requiert un être capable de ressentir son bien : au-dessous de la sensibilité, il y a des mécanismes admirables, non des sujets envers qui l'on aurait des devoirs.

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Problèmes
  • PrescriptifMorale
    La révérence pour la vie

    Faut-il, pour compter, être capable de souffrir, ou suffit-il d'être vivant ? Un arbre, un insecte poursuivent leur propre bien : méritent-ils à ce titre notre respect, ou le vivant sans sensibilité ne nous oblige-t-il à rien ?

    une plante, un insecte