Un bien, mais pour qui ?
Une plante n'a pas d'intérêts, seulement des besoins : sans un sujet à qui son sort puisse faire quelque chose, il n'y a personne à léser.
Objecte à
Singer · Questions d'éthique pratique
- Le biocentrisme accorde une valeur propre à tout ce qui poursuit son bien, sensible ou non.
- Mais « poursuivre un bien » se dit en deux sens : une horloge « veut » donner l'heure, un virus « veut » se répliquer, sans que rien n'importe à personne. Un intérêt véritable suppose un sujet à qui son sort peut faire quelque chose.
- Sans sensibilité, nul point de vue depuis lequel vivre ou mourir soit bon ou mauvais pour l'organisme : on peut le détruire, on ne le lèse pas ; le « respect » n'a plus de destinataire.
Donc Donc la valeur morale requiert un être capable de ressentir son bien : au-dessous de la sensibilité, il y a des mécanismes admirables, non des sujets envers qui l'on aurait des devoirs.
Résolutions possibles de l'objection