Le respect de la vie
Chaque être vivant est un centre de vie qui poursuit son propre épanouissement : à ce titre il mérite le respect, non le seul usage.
Soutient
Schweitzer, Paul Taylor · La Civilisation et l'éthique ; Respect for Nature (1986)
- Tout organisme, plante, insecte ou microbe, est orienté vers son propre bien : il croît, se nourrit, se défend, se reproduit, comme si sa vie était pour lui une fin.
- Avoir un bien propre, ce n'est pas le ressentir : la plante ne sent rien, mais il y a des choses qui lui sont bonnes ou nuisibles, un accomplissement qui est le sien.
- Or ce qui a un bien propre a une valeur qui n'est pas seulement notre valeur d'usage : le réduire à un moyen, c'est mépriser la fin qu'il est pour lui-même.
Donc Donc le cercle moral s'étend à tout le vivant : non que toutes les vies se vaillent en toute circonstance, mais qu'aucune n'est un simple matériau, et que détruire une vie demande toujours une raison.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve